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Stratégie Nationale de Développement Economique et Social - SNDES 2013-2017

Depuis son éligibilité à l’Initiative pays pauvres très endettés (PPTE) en 2000, le Sénégal met en oeuvre, à travers sa stratégie globale de réduction de la pauvreté, ses politiques et programmes intégrés, sur la base d’une démarche inclusive visant à assurer les conditions d’une croissance soutenue et durable, à réduire significativement la pauvreté et à atteindre les OMD.

SNDES 2013-2017

Stratégie Nationale de Développement Economique et Social

L’élaboration de la Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES) pour la période 2013-2017 obéit à la volonté politique d’inscrire le Sénégal sur la trajectoire de l’émergence et à la nécessaire prise en compte des préoccupations des populations. Elle s’effectue dans un contexte économique international difficile, marqué par la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques, doublée d’une incertitude sur la volatilité future. Par ailleurs, la persistance de la crise financière illustrée par les turbulences sur les marchés financiers ainsi que les difficultés rencontrées par les économies avancées, devront sans doute accentuer des risques de repli de la croissance économique mondiale, mais à l’inverse réorienter une partie des flux d’IDE.

Le développement économique et social du Sénégal nécessite la mise en oeuvre d’une stratégie prenant en compte le redressement des finances publiques, le développement de l’épargne intérieure et son orientation efficace par les outils incitatifs, une évolution soutenable à terme de la balance commerciale et l’équilibrage de celle des paiements, devant conduire à une croissance économique à fort impact positif sur les conditions de vie des populations. A cet égard, le défi majeur porte essentiellement sur la relance de l’économie, la voie vers laquelle le Sénégal devra s’engager davantage dans un contexte de gouvernance vertueuse et efficace.

Les indicateurs sur la période 2005-2011 révèlent une baisse relative de la pauvreté qui a été accompagnée par une augmentation absolue du nombre de pauvres sur la période. Cette situation s’explique, en partie, par un taux de croissance annuel du PIB par tête d’environ 0,5% en moyenne sur la période. La pauvreté est plus élevée en zone rurale que dans les centres urbains. Ce phénomène de la ruralité de la pauvreté n’a pas été influencé par les politiques menées jusque là. Ces résultats mettent en évidence la fragilité de l’économie sénégalaise et l’urgence d’améliorer de manière durable les conditions de vie des populations. Cette situation doit être inversée rapidement afin d’inscrire le Sénégal dans la réduction de la pauvreté et l’accélération de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’horizon 2015.

Par ailleurs, Il est apparu de nouveaux défis auxquels le Sénégal doit faire face à savoir : l’émergence économique, l’optimisation de la politique énergétique, l’adaptation aux changements climatiques, la sécurité alimentaire, la paix et la sécurité. Ces défis appellent à la formulation et la mise oeuvre d’une Stratégie Economique et Sociale susceptible de pouvoir améliorer les niveaux de croissance économique, de lisser ou d’amortir les chocs exogènes tout en préservant les options futures et la résilience et d’inscrire le Sénégal dans une perspective de développement durable. Cette stratégie nationale qui se veut réaliste et innovante, sera le cadre de référence pour tous les acteurs du développement. Elle s’inscrit dans une vision inclusive à long terme et appelle à une mise en oeuvre optimale des politiques publiques aux niveaux central et local, pour faciliter l’atteinte des OMD et poser les jalons de l’émergence.

Le document se présente comme suit : le premier chapitre dresse le profil de la croissance, de la pauvreté et des inégalités et retrace les défis qu’il pose. La Stratégie est décrite au second chapitre, à travers la vision à long terme, les orientations stratégiques sectorielles et les politiques et programmes qui l’opérationnalisent. Enfin, le troisième chapitre esquisse le dispositif identifié pour assurer la mise en oeuvre de la Stratégie. Il présente le financement de la stratégie, les rôles et responsabilités des acteurs ainsi que les mécanismes de revues à mettre en place. Ce dernier chapitre définit également le cadre de suivi et d’évaluation externe ainsi que les facteurs de risques liés à la mise en oeuvre de la Stratégie.

En savoir plus

Ministère de l’Économie et des Finances
Unité de coordination et de suivi de la politique économique
Immeuble Peytavin, Dakar
Tél. : (+221) 33.889.21.66
http://www.dsrp-senegal.org/

Le DSRP II

Le document de stratégie de réduction de la pauvreté - II

Le DSRP a été le cadre de référence de toutes les interventions de tous les acteurs jusqu’en 2010.

Ce document constitue la version finale du DSRP-II du Sénégal. Il traduit la synthèse des résultats du processus participatif de révision du DSRP après la validation définitive et l’adoption par le gouvernement. À sa qualité de document de politique économique et sociale pour la croissance et la réduction de la pauvreté, qui tire sa légitimité du fait du processus participatif qui le fonde, il détermine à moyen et long termes, les objectifs pour la réduction de la pauvreté, définit des indicateurs sur l’état d’avancement et fixe les objectifs annuels et intermédiaires, ainsi que les moyens à mobiliser pour atteindre les résultats. Il constitue ainsi un cadre de référence des interventions du gouvernement et des partenaires au développement mais aussi des autres acteurs (la société civile, le secteur privé, les collectivités locales) qui devront traduire dans les programmes sectoriels et dans les stratégies d’assistance les modalités d’opérationalisation à travers les détails sur les objectifs quantitatifs, les activités, la répartition des responsabilités.

Le DSRP-II est marqué par les évolutions suivantes :

1) au niveau de la démarche participative, il a été mis en place des commissions de travail autour des catégories d’acteurs que sont (i) les acteurs étatiques, (ii) les organisations de la société civile, (iii) les collectivités locales, (iv) le secteur privé et (v) les partenaires au développement. Chaque catégorie s’est organisée de manière autonome pour produire sa contribution, d’abord sur le rapport d’avancement, ensuite sur la réactualisation du diagnostic et enfin sur la révision des objectifs et de la matrice des mesures. Toutes les commissions ont transmis leur contribution et ont eu à croiser leurs points de vue au cours de travaux d’inter commissions.

2) en ce qui concerne les données d’enquêtes, le processus de révision a pu tirer profit des résultats définitifs de l’ESAM II, ainsi que de l’enquête EDS IV, l’enquête 123, l’étude sur la « Gestion des risques en milieu rural au Sénégal, les revues des programmes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, les données de suivi dans les secteurs qui permettent donc une analyse plus fine des déterminants de la pauvreté. Par ailleurs diverses études produites avec l’appui des partenaires notamment dans le domaine de la revue des dépenses publiques, les travaux thématiques sur les OMD, et l’analyse des secteurs ont permis d’enrichir les analyses et la définition des stratégies.

3) en ce qui concerne les nouvelles stratégies, le processus a aussi tiré profit de la réactualisation des programmes sectoriels et de la formulation de nouvelles politiques sectorielles dans presque tous les secteurs avec une meilleure articulation avec le DSRP.

4) au niveau des orientations, les résultats du rapport d’avancement de 2004 ont été traduits en recommandations sur lesquelles les différentes commissions se sont prononcées pour fixer les orientations du DSRPII. Elles concernent l’horizon temporel, la prise en compte des stratégies sectorielles élaborées depuis le premier DSRP, les priorités qui ont émergé au cours de ces dernières années, etc.

5) en ce qui concerne l’horizon, un consensus s’est dégagé pour porter l’horizon du DSRP à cinq ans (2006-2010) et s’inscrire de manière plus explicite dans une vision à long terme (2015), articulée entre autres, autour des OMD.

6) en ce qui concerne les axes de la stratégie : les différentes contributions des commissions ont permis de retenir les axes suivants :

- Création de richesses et croissance pro pauvre : (i) tous les secteurs prioritaires précédemment identifiés dans le DSRP1 sont maintenus mais à cela s’ajoute la SCA qui occupera une place centrale, (ii) les nouvelles priorités relatives aux infrastructures de transport et à l’énergie comme politiques multisectorielles pour booster la croissance occupent une place plus visible.
- Accélération de la promotion de l’accès aux services sociaux de base : cet axe est maintenu avec les mêmes secteurs et priorités mais avec un accent particulier sur les besoins d’accélérer les résultats pour avoir les impacts recherchés en vue d’atteindre les OMD dans les secteurs sociaux.
- Protection sociale, prévention et gestion des risques et catastrophes : remplace l’axe « amélioration des conditions de vie des groupes vulnérables » qu’il intègre dans une perspective plus globale. L’axe prend en compte les nouvelles priorités de l’Etat mais aussi des populations en matière de gestion des risques et catastrophes auxquels elles ont été confrontées ces dernières années (naufrage du bateau « le Joola », inondations, invasions acridiennes, pluies hors saisons etc.).
- Bonne gouvernance et développement décentralisé et participatif : ce quatrième axe prend en compte les évolutions notées depuis 2002, avec la mise en place du PNBG, le plan d’action CFAA / CPAR, entre autres.

Le DSRP I

Le document de stratégie de réduction de la pauvreté - I

Introduction et contexte

1. Au Sénégal, la mise en œuvre des politiques de stabilisation depuis la fin des années 70, suivies des premiers programmes d’ajustement structurel au milieu des années 80, a certes contribué à améliorer le cadre macro-économique, mais les performances économiques sont restées en deçà des espérances. De manière générale, la période 1979-1993 a été marquée, au plan macroéconomique, par un net ralentissement de la croissance économique en termes réels, voire même une contraction en 1993, entraînant la mise en place d’un “ Plan d’urgence ” de restauration des capacités financières de l’État. A la suite de la dévaluation du franc CFA en janvier 1994, l’économie sénégalaise a renoué avec la croissance, le PIB réel ayant crû de 2,9% en 1994 et de plus de 5% par an en moyenne entre 1995 et 2001. Ces résultats ont été réalisés dans un contexte de réduction continue des déficits des finances publiques et de la balance des paiements courants et de maîtrise de l’inflation.

2. Cependant, les performances économiques enregistrées n’ont pas contribué à améliorer les conditions de vie des populations et à réduire substantiellement la pauvreté. Le Sénégal n’a pas encore réalisé l’objectif de l’éducation universelle au niveau de l’enseignement primaire (le taux brut de scolarisation dans le primaire se situe à environ 70 %, tandis que le taux global est estimé à 32 %) et l’analphabétisme touche plus de la moitié de la population. La situation des femmes sénégalaises en matière d’éducation et de formation est préoccupante avec un taux d’analphabétisme de plus de 70% contre 48,9% pour les hommes (QUID, 2001).

3. Quant aux indicateurs de santé, ils demeurent en deçà des recommandations de l’OMS. Même si le Sénégal est cité comme pays de référence en Afrique en termes de lutte contre le VIH/SIDA , le système de santé dans son ensemble fait face à de graves contraintes . On note la recrudescence des endémies locales et la malnutrition touche de plus en plus les populations notamment les plus vulnérables (les enfants, les femmes, les handicapés, les aînés, les jeunes, les personnes déplacées et réfugiées, etc.). Les conditions d’hygiène individuelle et collective et d’assainissement précaires du milieu et les carences alimentaires sont responsables de la dégradation de l’état de santé des populations. En matière d’accès à l’eau potable, l’objectif visé par le Sénégal est d’atteindre le plus tôt possible, les recommandations de l’OMS, soit 35 litres par habitant et par jour. Actuellement, les populations disposent de 28 litres par habitant et par jour en moyenne.

4. Sur la base d’une ligne de pauvreté correspondant à une consommation de 2400 calories par personne et par jour, la première enquête budget consommation (ESAM-I) a permis d’évaluer la proportion des ménages en dessous du seuil de pauvreté à 57,9% en 1994. Les premiers résultats du QUID évaluent cette proportion à 53,9% en 2001.

5. Au total, le retour de la croissance enregistrée sur la période 1995-2001 n’a pas suffi à garantir une réduction significative de la pauvreté. La faiblesse de l’investissement, l’atonie de l’agriculture et de l’industrie expliquent le contenu modeste en emplois de la croissance économique et sa faible propagation vers les populations les plus pauvres. Malgré le rôle qu’il joue en termes d’emplois, le secteur primaire contribue (18,5% en 2000) très modestement au PIB à cause des rendements agricoles encore faibles et tributaires des aléas climatiques. Par ailleurs, la production agricole ne couvre en moyenne que 52% des besoins alimentaires de base. Les investissements dans le secteur agricole restent concentrés dans les zones où prédominent les cultures irriguées alors que la pauvreté est plus marquée dans les zones où les cultures sont pluviales. L’insuffisance et la qualité des infrastructures routières et portuaires grèvent les coûts des transports et ne favorisent pas l’intégration des marchés, sur le plan aussi bien interne que régional.

6. Dans les réformes postérieures à la dévaluation, la pauvreté a fait l’objet d’une préoccupation centrale compte tenu de son ampleur et de son extension. Plusieurs actions ont été amorcées à travers la mise en œuvre de divers programmes sectoriels articulés autour des programmes spécifiques de lutte contre la pauvreté. En plus des programmes sectoriels sur la santé, l’éducation, les infrastructures de base etc., un Plan de Lutte contre la Pauvreté (PLP) en cours d’exécution a été formulé en 1997.

7. Malgré tous ces efforts déployés pour améliorer l’accès aux services sociaux de base, la structure des dépenses publiques montre que le Sénégal est encore loin des objectifs de l’initiative 20/20 à laquelle il a souscrit. Le poids de la dette constitue un handicap majeur à une allocation efficiente des ressources publiques en faveur des secteurs sociaux et conduit à la réduction des capacités de redistribution de l’Etat et au ralentissement du développement des infrastructures sociales.

8. Pour réduire la pauvreté de moitié à l’horizon 2015, l’Etat mettra en place de manière soutenue, une politique économique et sociale permettant de relever significativement ses performances socio-économiques et de placer le pays sur un sentier de développement humain durable. A cette fin, le Sénégal a initié en 2000, après l’adoption de son document intérimaire, un processus participatif de préparation d’une stratégie de réduction de la pauvreté fondée sur une croissance redistributrice et la satisfaction des besoins de base des populations pauvres. Le consensus autour de cette stratégie met l’accent sur la nécessité d’une mobilisation des décideurs politiques, des acteurs nationaux et des partenaires au développement pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion à travers l’établissement d’un lien étroit entre la réduction de la pauvreté, le progrès économique et le renforcement des capacités.

9. Du fait du processus participatif qui fonde sa légitimité, le DSRP sera le cadre de référence de toutes les interventions de tous les acteurs. Il servira de base pour l’élaboration des plans sectoriels de développement et des programmes d’investissement.

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