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Validation politique de la Stratégie nationale de développement économique et social - Discours introductif de Monisuer Abdoul Mbaye, Premier Ministre

DISCOURS INTRODUCTIF DE MONSIEUR ABDOUL MBAYE PREMIER MINISTRE DAKAR, LE 07 NOVEMBRE 2012

  • MESDAMES, MESSIEURS LES MINISTRES,
  • EXCELLENCES MESDAMES, MESSIEURS LES AMBASSADEURS ET CHEFS DE MISSIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES,
  • MESDAMES, MESSIEURS LES REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET DES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS DU SÉNÉGAL,
  • HONORABLES DÉPUTÉS
  • MESDAMES, MESSIEURS LES REPRÉSENTANTS DU SECTEUR PRIVÉ,
  • MESDAMES, MESSIEURS LES REPRÉSENTANTS DES COLLECTIVITÉS LOCALES,
  • MESDAMES, MESSIEURS LES REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE,
  • MESDAMES, MESSIEURS LES DIRECTEURS GÉNÉRAUX, DIRECTEURS ET CHEFS DE SERVICE,
  • MESDAMES ET MESSIEURS,
  • CHERS INVITÉS

Au nom du Gouvernement du Sénégal, et en mon nom personnel, je voudrais vous souhaiter à tous la bienvenue à cette réunion de validation de notre Stratégie Nationale de Développement Économique et Social (SNDES) 2013-2017.

Votre présence aujourd’hui, illustre une nouvelle fois l’engagement de vos pays, institutions et organisations respectifs dans l’entretien de relations de partenariat de qualité, pour le plus grand bénéfice de nos populations.

Je vous en remercie vivement.

En élisant le Président de la République Macky SALL le 25 mars 2012, les sénégalais ont voulu avec lui changer de cap.

Changer de cap vers une nouvelle forme de gouvernance, plus soucieuse d’équité et de justice sociale ; une gouvernance plus transparente et davantage centrée sur la prise en charge des priorités et urgences du pays.

Ces perspectives, le Chef de l’État en a donné le contenu dans son programme « Yonnu Yokkuté », qui a été retracé dans la Déclaration de politique Générale que j’ai eue le privilège de présenter le 10 septembre dernier devant la représentation nationale.

Nous avions à cet égard besoin d’un instrument qui permette la mise en cohérence globale des politiques sectorielles, destinées à faire face aux urgences sociales et économiques nombreuses et incompressibles, mais également apte à apporter des réponses appropriées aux questions structurelles, notamment celles touchant à la compétitivité de l’économie, la relance des secteurs à fort potentialité de croissance, la création massive d’emplois pour les jeunes, la promotion économique et sociale des femmes.

Nous sommes donc venus partager avec vous, une vision d’un développement économique et social structuré autour de trois options stratégiques : (i) la consolidation des bases d’une gouvernance démocratique, transparente, plus rigoureuse, plus efficace, (ii) le renforcement de la décentralisation et la territorialisation des politiques publiques, (iii) une croissance soutenue, durable et inclusive.

L’enjeu pour le Gouvernement c’est d’asseoir des mécanismes pour stimuler toutes les opportunités de création d’une prospérité partagée et de réduire significativement l’incidence de la pauvreté d’ici 2020. Les longs sacrifices consentis depuis la dévaluation du FCFA en janvier 1994 ont certes permis de constituer les bases de notre développement économique et social.

Mais les performances économiques de la période 2000-2011, avec une croissance économique par tête d’habitant de moins de 1% l’an, n’ont pu empêcher l’appauvrissement continu d’une bonne partie de la population.

Nous avons également cumulé des retards et des insatisfactions importantes dans l’atteinte de certains indicateurs liés aux OMD en santé, en éducation, et en matière de protection sociale.

Une frange importante de nos compatriotes vit encore les rigueurs de la privation de l’accès à certains services sociaux de base.

Les tâches qui nous attendent sont donc ardues. Elles sont à la mesure des attentes des Sénégalais.

Il nous faut donc, sans attendre, restaurer un cadre macroéconomique sain et la compétitivité de l’économie, pour nous disposer à réduire de manière significative la pauvreté.

Nous avons à répondre à des attentes fortes en matière de création d’emplois décents, d’accès à la santé, l’alimentation, l’éducation, l’eau, l’habitat, l’assainissement, l’électricité et à de bonnes routes à des pistes rurales.

Autant d’éléments qui rendent à l’homme sa dignité et contribuent à la valorisation de son potentiel.

Mesdames, Messieurs,

Impulser un nouveau souffle à la croissance, accélérer les réformes économiques et sociales, construire une économie résiliente et apporter des réponses appropriées aux chocs exigeront des efforts soutenus et un travail rigoureux.

C’est à cela que j’invite tous les acteurs.

La présente stratégie doit apporter des réponses concrètes pour stimuler l’investissement, notamment dans l’agriculture, renforcer notre indépendance énergétique, consolider une offre d’infrastructures structurantes favorisant l’émergence de pôles de développement économique viables, dans l’optique d’un développement équilibré du territoire.

A cet effet, nous devrons davantage nous adapter aux contingences de l’environnement interne et externe, en tirant toutes les leçons des récentes crises alimentaire, énergétique et financière, qui ont affecté le pouvoir d’achat des ménages et fragilisé nos performances économiques.

Ces situations de crise et d’instabilité sur les marchés des produits pétroliers et des céréaliers, doivent être considérées comme de nouvelles opportunités offertes à des pays comme le nôtre pour développer des stratégies appropriées, pour assurer leur sécurité alimentaire ; opportunités de créer un environnement de compétitivité plus attractif pour l’investissement privé.

En effet, le dynamisme du secteur privé sera un de nos meilleurs atouts pour instaurer une croissance durable. Et il est attendu la participation de l’investissement direct étranger à cet objectif.

Nous entendons également saisir toutes les opportunités qu’offre le partenariat public/public pour le financement des secteurs stratégiques. Le Gouvernement veillera au respect de ses engagements dans le cadre du programme ISPE et du pacte de convergence communautaire, pour conforter les bases d’une économie saine.

Mesdames, Messieurs,

Nos populations sont impatientes de voir se réaliser leurs attentes. Nous devons par nos actes quotidiens leur indiquer que nous avons emprunté cette voie.

C’est le sens qu’il faut donner à cette stratégie, fortement imprégnée des orientations du Chef de l’État, articulée à la vision prospective « Sénégal 2035 », à la Stratégie de Croissance Accélérée, aux engagements internationaux (OMD et post-OMD) et aux différents documents de politiques sectorielles.

La SNDES s’inspire aussi des leçons tirées des différentes politiques économiques et sociales menées au cours des deux dernières décennies, et repose sur les trois leviers fondamentaux que sont : la croissance économique forte, le développement du capital humain et la protection sociale, et, enfin, la gouvernance, les institutions, la paix et la sécurité.

Les programmes sectoriels qui en seront les principaux instruments de mise en œuvre constitueront des cadres suffisamment souples, pour permettre une meilleure coordination des interventions des partenaires au développement qui auront la possibilité d’apporter leurs concours dans les domaines où ils ont des avantages comparatifs.

Il reviendra dans quelques instants au Ministre de l’Économie et des Finances de revenir largement sur le contenu de la stratégie, notamment sur les actions prioritaires de la matrice des mesures. Je voudrais pour ma part insister sur le défi de la mise en œuvre de cette stratégie.

Il y’a d’abord la responsabilité de tous ceux qui auront en charge les opérations courantes, je veux évoquer la conduite des réformes et la mise en œuvre des projets et programmes sectoriels.

De leur efficacité dépendra en grande partie la réussite de la stratégie. Nous attendons donc d’eux plus de vigueur, de réactivité et de rigueur dans la mise en œuvre des actions.

Avec le défi de la conduite des politiques sectorielles, il nous faut aussi relever celui du pilotage, de la coordination et du suivi/évaluation des performances.

Ce processus doit être conduit avec rigueur et avec des outils et instruments éprouvés.

Nous devons pouvoir mesurer l’impact de chaque action que nous réalisons et l’efficacité de chaque franc que nous dépensons, par la reddition régulière des comptes.

A cet égard, l’exercice de monitoring nécessitera des capacités d’organisation, de partage et d’anticipation. Il doit être adossé à un système d’information pertinent, capable de générer des données fiables et de manière régulière, pour éclairer les choix budgétaires, mesurer l’efficacité des politiques ou leur apporter les ajustements nécessaires.

Une des préoccupations majeures du Gouvernement est de s’assurer de la cohérence et de l’exhaustivité des interventions menées par les acteurs à la base. Ainsi, des organes de pilotage aux niveaux national et régional permettront de mobiliser l’Administration, la société civile, les collectivités locales et le secteur privé pour une bonne exécution des programmes.

Mesdames, Messieurs, chers invités,

La SNDES ne produira les résultats attendus sans l’internalisation à tous les niveaux des bonnes pratiques, sans une synergie dans les interventions, sans une mutualisation des moyens et des expériences. Ses performances dépendront également de la qualité de l’exécution budgétaire.

Pour conforter son engagement à améliorer significativement l’absorption des ressources, condition sine qua non pour une bonne mise en œuvre de la stratégie, le Gouvernement a déjà entrepris l’approfondissement de la décentralisation de l’exécution du budget. Des efforts soutenus seront consacrés à l’amélioration des taux d’absorption, la correction des faiblesses au plan de l’exécution budgétaire, une plus grande transparente et plus d’efficacité dans la gestion des ressources publiques.

C’est pourquoi, les ressources destinées au financement des actions prioritaires de la stratégie devront faire l’objet d’évaluation partagée, dans un souci de transparence.

Il est envisagé, en attendant des réformes larges et profondes couvrant l’ensemble des finances publiques, des mécanismes de simplification portant sur l’ensemble des dépenses du programme d’actions prioritaires.

A court terme, nous généraliserons les budgets par objectifs initiés dans certains secteurs, au sein d’un cadre de dépenses publiques à moyen terme, cohérent avec la législation sur la décentralisation et conforme aux standards internationaux de transparence.

A cet égard, il est attendu que la mise en œuvre de la stratégie soit l’occasion de bâtir et d’entretenir un nouveau partenariat avec les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, qui sont invités à coordonner leurs concours en termes de volumes mobilisés, de procédures et de suivi-évaluation, dans le cadre de la déclaration de Paris.

Au nom de cette nouvelle orientation, le Sénégal attend des partenaires au développement qu’ils privilégient l’assistance budgétaire avec une programmation pluriannuelle des ressources, à la faveur d’une approche programme ou au sein de mécanismes de panier commun, au moins pour le financement des activités prioritaires de la stratégie.

Mesdames et Messieurs,

C’est le lieu de saluer l’engagement de chacun d’entre vous dans cette démarche inclusive de réflexion critique qui a permis l’adhésion de tous à cette stratégie.

Nous allons consolider ce cadre d’échange et de dialogue autour des politiques pour en faire un élément essentiel, dans la construction d’un partenariat porteur d’une nouvelle dynamique de progrès.

Nous aménagerons ensemble des espaces de concertation autour des questions spécifiques et ponctuelles, dans un cadre plus restreint. Comme vous, je mesure l’ampleur des tâches qui nous attendent. Mais nous ne pouvons nous y soustraire car il s’agit de donner à chaque sénégalaise et à chaque sénégalais des raisons et des moyens de vivre décemment.

Un défi pareil ne peut souffrir d’aucune contingence ou d’insuffisance de notre part.

Je voudrais terminer mon allocution en félicitant le Ministre de l’Économie et des Finances et tous les acteurs qui ont contribué à l’élaboration de cette stratégie.

J’adresse aussi mes remerciements à tous les partenaires du Sénégal qui nous ont manifesté leur soutien dans sa réalisation.

A tous je redis, ici, la ferme volonté du Gouvernement d’encadrer l’exécution des actions prioritaires déclinées dans la Stratégie Nationale de Développement Économique et Social.

Nous y travaillerons ensemble, sans répit et sans relâche.

J’aimerais transmettre enfin les remerciements de son Excellence Monsieur le Président de la République, Monsieur Macky SALL à tous les acteurs, et témoigner l’expression de sa profonde gratitude à l’endroit de tous les participants à cette rencontre, dont le seul objectif est d’accompagner résolument le Sénégal vers le statut de pays émergent.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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