AccueilInfolettreContactPlan du siteMentions légalesRSSMessagerie

Accueil > Actualités > Discours > Soixante dizième (70e) session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York

Soixante dizième (70e) session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York

Le Président de la République SEM Macky Sall est arrivé à New-York ce 25 septembre 2015 pour prendre part à la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Une 70ème session marquée par une participation exceptionnelle de plus de 160 Chefs d’Etat et de Gouvernement.

LA PARTICIPATION DU PRÉSIDENT MACKY SALL AU SOMMET DES NATIONS UNIES SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE CE SAMEDI 26 SEPTEMBRE AURA MARQUÉ LE DÉBUT DES TRAVAUX.

A cette occasion, le Président Macky Sall a particulièrement insisté sur la nécessité de mobiliser des ressources au titre du programme Fonds vert. Des ressources qui représentent davantage une compensation des efforts demandés aux pays en développement et non des dons. S’agissant des énergies polluantes, le Président Macky Sall a rappelé la nécessité de changer de modes de production et de consommation.

Au titre des Objectifs de Développement Durable, le Sénégal a plaidé pour l’effectivité du nouvel agenda.

Au titre de la juste rémunération des contrats miniers et pétroliers, le Président Maky Sall, EN SA QUALITÉ DE PRÉSIDENT DU COMITÉ D’ORIENTATION DU NEPAD, A RENOUVELLÉ L’APPEL DE L’AFRIQUE À LA MISE EN ŒUVRE DE L’INITIATIVE CONNEX, DU G7 SUR LE SOUTIEN AUX PAYS EN DÉVELOPPEMENT DANS LES NÉGOCIATIONS DE CONTRATS COMPLEXES.

Le Président Macky Sall a, par ailleurs, co-présidé avec le Premier ministre turc M. Ahmet DAVUTOGLU, le panel 6 du Sommet sur le développement durable : la " revitalisation du partenariat mondial pour la mise en œuvre du programme post 2015".

Ce panel a vu la participation de hauts dirigeants, de chefs d’institutions internationales, de la société civile et de représentants du secteur privé pour discuter des moyens de mobiliser les ressources publiques/ privées, nationales/ internationales nécessaires à la mise en oeuvre de l’agenda du millénaire pour le développement durable.

Voici l’intégralité du discours de son excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, prononcé à cet occasion.

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations,

Monsieur le Secrétaire General,

Mesdames et Messieurs,

Il y a quinze ans, les Dirigeants du monde s’étaient réunis ici, dans l’ambition commune d’œuvrer ensemble pour faire reculer la pauvreté, combattre la faim, la maladie et l’exclusion sociale, promouvoir l’éducation et l’égalité des sexes, et assurer une meilleure protection de l’environnement.

Avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement, le chemin était ainsi balisé pour réduire les inégalités au sein et entre les pays et arrêter l’exploitation irrationnelle des ressources de la planète.

Des solutions pratiques existent à cet effet. Et les coûts, pour assurer notre destin commun et celui des générations futures sont à notre protée. Au cours des quinze dernières années, des efforts significatifs ont été consacrés à l’éducation, la santé, l’amélioration de la condition de la femme et l’accès à l’eau potable.

Mais dans ces domaines comme dans d’autres cibles, nous sommes encore loin du compte à l’heure du bilan.

Dans nombre de pays, l’élimination de la faim, la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’accès à l’énergie et à l’assainissement et la protection efficace de l’environnement restent encore des objectifs à atteindre.

A travers le monde, des millions d’hommes et de femmes de tous âges continuent de vivre dans l’extrême dénuement.

En juillet dernier, à Addis Abeba, la 3e Conférence sur le financement du développement a montré nos limites dans la mobilisation des ressources au soutien des politiques de développement.

Dans quelques semaines, la Conférence de Paris sur le climat nous donnera l’occasion d’agir ensemble pour freiner le réchauffement climatique. Il y va du devenir de notre planète, notre seul et unique habitat.

Là aussi, nous savons sans équivoque ce qu’il faut faire avant qu’il ne soit trop tard.

Des normes ont été établies, notamment la responsabilité commune mais différenciée et le principe du pollueur-payeur. Faisons en sorte que ces obligations soient pleinement assumées à la COP 21 de Paris.

C’est ainsi que nous pourrons contenir l’émission des gaz à effet de serre, mobiliser les ressources nécessaires au financement du Fonds vert pour le climat, soutenir les efforts d’adaptation aux changements climatiques et contribuer au transfert de technologies adaptées aux besoins des pays cibles.

Les ressources du Fonds vert et le transfert de technologies adaptées ne procèdent pas de l’aide. Il s’agit, en réalité, de compenser la perte de compétitivité des pays éligibles, auxquels on a demandé, pour la sauvegarde de notre environnement commun, de renoncer à des énergies moins coûteuses, mais plus polluantes,que les pays nantis ont utilisées sur des siècles pour assurer leur développement.

Le monde meilleur que nous voulons, dans une planète viable pour les générations actuelles et futures, est à ce prix. Et dans ce prix à payer pour préserver les conditions de vie sur terre, il est temps de taire les égoïsmes nationaux et particuliers, de manière à ce que les périls qui nous affectent déjà ne prennent une ampleur irréversible.

Le Sénégal souhaite également que le nouvel agenda des Objectifs de Développement Durable donne plein effet :

  • au renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale, les flux financiers illicites et autres pratiques illégales ;
  • au financement des infrastructures indispensables au développement à long terme ;

et à la juste rémunération des contrats miniers et pétroliers, dans le respect des exigences d’équité, de justice sociale et de responsabilité sociétale de l’entreprise. En ma qualité de Président du Comité d’orientation du NEPAD, je renouvelle l’appel de l’Afrique à la mise en œuvre diligente de l’initiative CONNEX, du G7 sur le soutien aux pays en développement dans les négociations de contrats complexes, en particulier dans l’industrie extractive. Il reste que la croissance, le développement et la prospérité relèvent avant tout d’une responsabilité nationale. C’est pour y répondre que nous avons mis en place le Plan Sénégal Emergent (PSE) pour une transformation structurelle de notre économie, le développement durable, solidaire et partagé, le renforcement de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Le PSE traduit notre vision d’un développement fondé sur l’intensification de l’effort interne, le partenariat et l’investissement.

Monsieur le Président, avec toutes mes félicitations et mes vœux de succès dans la conduite de nos travaux, je souhaite plein succès à notre Sommet.

Voir aussi

Pages 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ...

Actualités

AccueilInfolettreContactPlan du siteMentions légalesRSSMessagerie