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Septième réunion du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLA) - Discours de Madame le Premier Ministre, Aminata Touré, Présidente du CNLS

Dakar, le 11 jun 2014

  • Mesdames et Messieurs les Ministres,
  • Madame le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Vice-Présidente du Conseil National de Lutte contre le Sida,
  • Madame la Présidente de la Commission Santé de l’Assemblée Nationale,
  • Madame le coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Présidente du Comité des partenaires sur le sida,
  • Madame la Directrice de l’USAID,
  • Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers,
  • Madame le Secrétaire Exécutif du Conseil National de lutte contre le Sida,
  • Mesdames, Messieurs les représentants des Ministères ;
  • Mesdames, Messieurs les représentants des collectivités locales,
  • Mesdames, Messieurs les représentants de la société civile,
  • Mesdames, Messieurs les représentants du secteur privé,
  • Mesdames et Messieurs les membres du Réseau National des personnes vivant avec le VIH,
  • Honorables membres du Conseil National de Lutte contre le Sida,
  • Chers acteurs de la Riposte au sida,
  • Chers Invités,

J’éprouve un réel plaisir en vous accueillant, aujourd’hui, à la 7ème réunion du Conseil National de Lutte contre le Sida. Cette structure, comme vous le savez, est l’instance nationale d’orientation stratégique et de prise de décisions sur la riposte au VIH et au Sida au Sénégal.

La présente réunion est l’occasion pour nous et pour les partenaires et acteurs engagés aux côtés de l’État du Sénégal, d’apprécier les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le Sida. Elle permettra, ensuite, de faire le point sur les décisions du Conseil mais aussi des recommandations issues des différentes instances nationales de coordination et d’appui au CNLS.

Cette instance nous offre également, aujourd’hui, l’occasion de définir les nouvelles orientations et les perspectives pour le programme multisectoriel de lutte contre le sida, face à la crise financière à l’échelle internationale, marquée par la rareté des financements.

Tel est le contexte dans lequel se tient la 7ème Réunion du Conseil National de Lutte contre le Sida.

Mesdames et Messieurs,

Le CNLS s’est engagé avec les acteurs et partenaires de la riposte, dans la révision de la stratégie nationale de lutte contre le Sida, dans un souci d’articulation et de cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement Sociale.

Ce Plan stratégique de 3e génération soumis à la validation des membres du Conseil est le fruit d’un processus inclusif et participatif des différentes parties prenantes. Celles-ci, évidemment, veulent bâtir une riposte efficace et pérenne, en renforçant la gestion axée sur les résultats et en priorisant des stratégies et interventions à haut impact, dans le domaine de la prévention, des soins, des traitements et du soutien.

Nos travaux d’aujourd’hui devront aboutir à des décisions stratégiques qui auront pour résultat, d’une part, de donner les orientations sur le cadre de pérennisation de la riposte au Sénégal et, d’autre part, de permettre d’améliorer l’efficacité et la qualité de la riposte au VIH dans notre pays.

Au Sénégal, des progrès ont été réalisés au cours de ces dernières années dans le domaine de la lutte contre le sida. La prévalence faible et stable nous en fournit une parfaite illustration.

Cette tendance favorable est en grande partie due aux efforts menés en faveur du renforcement et de la décentralisation de l’offre et de la qualité des services VIH. Dans ce contexte, le Gouvernement du Sénégal s’est engagé depuis plus de 15 ans à financer l’accès gratuit aux ARV pour les patients VIH.

Ces résultats importants de la riposte au VIH au Sénégal ont été facilités, assurément, par le soutien constant des partenaires techniques et financiers aux côtés de l’Etat du Sénégal. Mais, ils sont également le fruit de l’engagement et du leadership des acteurs publics et privés, ainsi que de la société civile au sein de laquelle, les organisations des personnes vivant avec le VIH et celles à caractère confessionnel jouent un rôle déterminant.

C’est pourquoi, je salue particulièrement l’élargissement de la réponse au sida à tous les secteurs concernés par le renforcement de la multisectorialité.

C’est le lieu de remercier, au nom du Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, les partenaires et les acteurs de la lutte contre le Sida pour tous les efforts déployés pour apporter, chaque jour, à nos côtés cet appui si précieux en vue de renforcer l’efficacité de notre riposte nationale.

C’est avec beaucoup de fierté que nous avons noté la décision prise l’année dernière par SE Monsieur le président Macky SALL, de faire figurer le Sénégal parmi les pays contributeurs au Fonds mondial. Cette décision traduit sa volonté de faire participer le Sénégal à la solidarité mondiale contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle démontre, si besoin en était, sa détermination et son engagement à compter d’abord sur les ressources nationales pour relever les défis du développement de notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Les résultats remarquables enregistrés dans la riposte au sida par notre pays ne doivent nullement nous faire oublier les nombreux défis qui continuent à nous interpeller.

En effet, pour permettre à notre pays de capitaliser ses acquis et faire face aux nombreux défis qui restent à relever, le gouvernement doit poursuivre ses efforts. L’augmentation des financements nationaux pour soutenir la riposte est devenue un impératif pour l’avenir de notre réponse nationale. Cela est d’autant plus vrai qu’au Sénégal, près de 80% du financement du programme de lutte contre le sida proviennent de ressources extérieures qui, malheureusement, vont considérablement baisser.

Dans ce contexte de rareté des ressources, il s’agit, certes, pour nos États africains de s’engager résolument en faveur de l’augmentation des financements domestiques dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Mais, il s’agit surtout de changer de paradigme en adoptant des approches novatrices allant dans le sens d’une riposte au Sida efficace et durable, sous tendue par la synergie d’action de tous les secteurs de développement, de la société civile et des communautés.

Je voudrais, dans ce contexte, vous inviter à la rationalisation des ressources qui sont mises à disposition aussi bien par nos partenaires que sur les financements nationaux. Ces ressources doivent servir à améliorer l’accès à la santé des populations bénéficiaires et à l’amélioration de la qualité des services par des interventions prioritaires et à haut impact.

Nous allons, en effet, nous assurer d’une plus grande capitalisation des leçons apprises du modèle et de l’approche de la multisectorialité utilisée et envisager de l’élargir à d’autres défis sanitaires complexes. Il s’agit notamment du paludisme, de la tuberculose, des hépatites mais également de la santé maternelle et néonatale, des affections cardio vasculaire, de l’HTA, du Diabète et du cancer dont la morbidité ne cesse d’augmenter.

La pertinence du dispositif institutionnel, de la dynamique de la multisectorialité, de la mobilisation communautaire de l’engagement des autorités au niveau décentralisée doit être maintenue et renforcée.

Il en est de même des partenariats développés avec la société civile, les secteurs ministériels, le secteur privé et l’expertise des personnes vivant avec le VIH qui accompagnent et soutiennent à la fois leurs pairs, leurs familles mais également les professionnels de santé Je suis d’avis que ces orientations nécessitent une réflexion accrue, de nouveaux partenariats et un engagement encore plus important de la part de tous les acteurs.

Mesdames, Messieurs,

C’est pourquoi, je voudrais inviter les ministères, les acteurs du secteur privé et de la société civile ainsi que les Partenaires Techniques et financiers à se mobiliser autour des recommandations émises au cours de nos riches échanges, afin que des avancées significatives soient observées dans la mise en œuvre du programme national multisectoriel de lutte contre le Sida.

Je vous appelle donc à un nouvel engagement pour consolider les acquis et relever les défis nouveaux qui nous interpellent tous.

Plus spécifiquement, il s’agira de s’engager pour :

  • la mise en œuvre d’une stratégie sectorielle basée sur la vulnérabilité de leur secteur respectif et axée sur des interventions à haut impact ;
  • La prise en compte de la couverture maladie universelle dans le cadre des stratégies de pérennisation de la riposte au VIH ;
  • Le renforcement des acquis de la réponse locale dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation ;
  • L’inscription et l’utilisation effective et rationnelle d’un budget évolutif alloué à la riposte au VIH ;
  • Le renforcement de l’intra et de l’intersectorialité afin d’améliorer la complémentarité des interventions et la performance par rapport aux résultats escomptés :
  • Le renforcement de la riposte dans les zones à haut risque (zones aurifères et zones frontalières).

Ce sont là des défis qui interpellent également le secteur privé qui devra de manière hardie s’engager sur la voie de la promotion de la responsabilité sociétale d’entreprise, avec l’effectivité d’un plan social.

Avant de conclure , je voudrais exprimer au Docteur Safiatou Thiam, nouvellement nommée au poste de Secrétaire Exécutif du Conseil National de Lutte contre le Sida, mes vives félicitations pour son expertise et son leadership qui lui ont permis de mener à bien le processus d’élaboration et de validation de la stratégie nationale contre le sida, pour la période 2014 -2017.

Madame la Secrétaire Exécutive,

Vous avez dignement pris le flambeau de votre maître, le Docteur Ibra Ndoye, à qui il me plait de rendre hommage pour sa grande expertise et ses qualités de meneur d’hommes et de femmes, qui ont valu à notre pays les succès enregistrés au cours des trois dernières décennies.

Je sais que vous saurez impulser une dynamique d’ouverture pour des orientations nouvelles et gagner le pari de la rationalisation et de la pérennisation du programme de lutte contre le sida.

Je tiens à réitérer mes remerciements aux Partenaires techniques et financiers ainsi qu’à toutes les parties prenantes pour leur appui continu et la qualité de leurs contributions.

Nos travaux d’aujourd’hui devront aboutir à des décisions stratégiques qui auront pour résultat, d’une part, de donner les orientations concernant le cadre de pérennisation de la riposte au Sénégal et, d’autre part, de permettre d’améliorer l’efficacité et la qualité de la riposte au VIH dans notre pays.

En vous invitant tous à cet exercice, je déclare ouverte la 7e réunion du Conseil National de Lutte contre le Sida.

Je vous remercie de votre aimable attention. La séance est suspendue.

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