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Séminaire conjoint entre l’Union des Conseils Economiques et Sociaux d’Afrique (UCESA) et L’Union des Conseils Economiques et Sociaux et Institutions similaires des états et gouvernements membres de la Francophonie (UCESIF)

Discours de Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE

  • Madame la Présidente de l’UCESA, Présidente du CESE du Sénégal (Mme Aminata TALL),
  • Monsieur le Président de l’UCESIF, Président du CESE du Maroc et représentant du pays qui accueillera la 22ème Conférence des Parties sur le Climat (CdP 22) à Marrackech, (M. Nizar BARAKA),
  • Monsieur le Président du CESE France, représentant du pays qui accueillera la 21ème CdP, à Paris (M. Jean Paul DELEVOYE),
  • Mesdames Messieurs les délégués,
  • Mesdames et Messieurs,

Je voudrais d’abord vous souhaiter la bienvenue en terre sénégalaise et vous dire tout l’intérêt que le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL et son gouvernement accorde à ce séminaire axée sur une thématique majeure : les défis du changement climatique

Le changement climatique est une question de portée hautement scientifique et de développement car il oriente notre futur et le devenir de l’humanité toute entière.

Il représente un enjeu énorme, parce qu’influant sur les migrations des populations et touchant plusieurs domaines essentiels du développement, et de la vie tout court, notamment :

  • les ressources en eau potable ;
  • la sécurité alimentaire ;
  • la santé de nos populations et du bétail ;
  • la biodiversité terrestre et marine.

Comme l’homme, le climat ne change pas, il s’adapte. La question est donc de savoir si son adaptation ne nous est pas préjudiciable ou simplement quels systèmes devront nous adopter pour amoindrir les dérèglements que nous créons ?

C’est un pari sur l’avenir qui a un coût aujourd’hui, mais celui-ci est bien moindre comparé à l’amélioration du bien-être humain, de l’équité sociale, aux bénéfices environnementaux et à la raréfaction des ressources qui est fonction des conséquences économiques du changement climatique.

Mesdames et Messieurs,

Nous savons aussi que les Etats, ceux du Sud en particulier, ont une capacité financière limitée pour aller vers ces choix d’amoindrir les effets des dérèglements, qui nécessitent des financements requis importants parmi lesquels le « financement vert ».

Mais nous devons nous tenir prêts pour organiser les réceptacles de ces financements et aller vers leurs accès directs. C’est pour nous l’occasion de féliciter le Centre de Suivi Ecologique pour son leadership en matière d’accès direct au financement en Afrique, pour avoir reçu les accréditations du Fonds d’adaptation et du Fonds vert Climat.

Ces deux mécanismes financiers, en permettant d’attribuer des ressources à tous les secteurs de nos économies nationales, et notamment au secteur privé, seront, dans les années à venir, les leviers par lesquels nos politiques d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques seront supportées, en dehors de nos budgets nationaux.

Au-delà de ces deux mécanismes, il existe un éventail de moyens innovants et de mécanismes financiers permettant de financer le développement durable, encore faudrait-il pouvoir y accéder. C’est dire toute l’importance de la coordination et de la gestion que nous devrons mettre en place, dans nos pays, pour bénéficier pleinement des ressources nouvelles et additionnelles qui doivent être mises en place d’une manière transparente et vérifiable. Ce sera un des résultats de la Cdp 21.

Certes, au nom du principe de responsabilité commune mais différenciée, les pays en développement veulent que le leadership de la réduction soit pris par les pays développés, en majeure partie responsables de la crise écologique. Mais, ils ne peuvent à eux seuls soutenir toute l’action planétaire.

Aussi, les pays en développement gros émetteurs doivent, non seulement soutenir la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais encore, ils doivent continuer à s’orienter vers des activités à faible intensité en carbone.

C’est ainsi que la finance verte dans les pays en développement prendra davantage compte des investissements comportant des bénéfices pour le développement et des mesures incitatives, afin de promouvoir l’économie verte, avec une forte implication du secteur privé.

Sur la palette d’incitations fiscales existantes, chaque pays devra trouver sa voie.

Avec un cadre réglementaire favorable, l’assurance peut être donnée aux entreprises qui investissent dans des énergies renouvelables ou qui ont une démarche écologique. C’est quelque part le gage de création d’emplois et de revenus,

Mesdames et Messieurs,

Si l’objectif de ce présent séminaire est de réfléchir aux enjeux de la conférence de Paris, en considérant la Plateforme de Durban pour une action concertée à long terme avec des engagements des pays développés appuyés par ceux en développement, la maîtrise des financements sera également déterminante quant au futur du régime climatique.

Ainsi, à l’issue des travaux, la déclaration de Dakar qui en sera issue devra refléter toutes les priorités et les intérêts des pays en développement ainsi que les voies et moyens de mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Certes, nous pouvons jouir pleinement des ressources de la terre, mais nous avons aussi le devoir de préserver ce capital pour les générations futures.

Pour ce faire, nous avons besoin de la société civile, du secteur privé et de toutes les forces vives, les jeunes et les femmes, afin qu’à travers une action concertée, nos territoires connaissent le développement durable, gage de paix, de sécurité et de bien-être.

  • Madame la Présidente de l’UCESA,
  • Monsieur le Président de l’UCESIF,
  • Mesdames et Messieurs,

C’est sur ces mots plein d’optimisme que je voudrais conclure et déclarer ouvert le séminaire conjoint entre l’UCESA et l’UCESIF, sur Les défis du changement climatique, les réponses et financements pour accompagner l’atténuation et l’adaptation des économies – Les enjeux de la COP 21

Je vous remercie de votre bien aimable attention.

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