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Séminaire REFRAM : Transition vers le numérique

Allocution du Premier Ministre, Monsieur Abdoul Mbaye Dakar, le 05 novembre 2012

C’est avec beaucoup d’intérêt que je viens présider, au nom du Président de la République, Son Excellence M. Macky SALL, l’ouverture de cet important séminaire du Réseau des Régulateurs Francophones des Médias (REFRAM), consacré à la transition vers le numérique.

Mon intérêt est double parce que, d’une part, le REFRAM constitue l’une des expressions les plus réussies de la solidarité dans l’espace francophone. Le Sénégal a le privilège d’accueillir ses assises pour la deuxième fois, dans le même temps qu’il se prépare à abriter le prochain sommet de l’OIF, pour la deuxième fois également.

D’autre part, le thème de ce séminaire est d’une importance capitale pour tous les pays du monde, y compris ceux en développement, puisque nous devons effectuer le saut vers le tout numérique au plus tard en juin 2015.

L’échéance est proche, très proche, or l’enjeu est immense, tout comme les défis techniques qu’il pose.

C’est dire donc, Mesdames, Messieurs, que ce séminaire est organisé à un moment opportun, et je ne doute pas qu’il sera l’occasion d’un partage d’expériences fructueux entre pays du Nord, ayant pratiquement achevé leur transition, et pays du Sud, qui se trouvent à un stade moins avancé.

Mesdames, Messieurs,

Au 18ème siècle dernier, la Révolution industrielle n’avait pas été partagée par toutes les nations du monde. Elle a eu pour conséquence de creuser des fossés entre elles, qui n’ont ensuite cessé de s’approfondir.

Mais aujourd’hui, la Révolution numérique est à la portée de tous les pays, pour peu qu’ils se donnent les moyens d’être présents au rendez-vous de l’Histoire.

Et le Sénégal serait d’autant moins pardonnable de manquer à l’appel, que la Société de l’Information ressemble fort à ce rendez-vous mondial du donner et du recevoir que le Président Léopold Sédar SENGHOR avait théorisé, avec prémonition.

Mais qui dit Société de l’Information, dit apports de tous en termes de contenus, dit surtout productions audiovisuelles reflétant nos identités et traduisant notre diversité.

Cela pose naturellement la problématique des productions nationales au seuil de cette ère du tout numérique, car chacune des fréquences actuellement en service va permettre la diffusion simultanée de cinq à dix-neuf programmes, suivant les normes de transmission, de compression, de multiplexage, etc.

Le défi qui interpelle donc nos éditeurs est celui de la production de programmes de qualité, et dans une quantité qui leur permettra de faire résonner la contribution de l’Afrique au sein de ce concert culturel mondial.

Le soutien des Etats leur est bien entendu acquis. Mais la contribution de la production privée sera tout aussi essentielle. Pendant qu’une grande place devra être accordée à l’échange au delà de frontières qui perdent leur sens de barrières sous l’assaut des TIC et du numérique.

Mesdames, Messieurs,

Tous ces changements en vue m’amènent à rappeler le rôle crucial des régulateurs dans le paysage audiovisuel, rôle d’arbitrage entre les différents opérateurs, rôle de conciliation, mais aussi rôle de surveillance et de maintien du fonctionnement ordonné et cohérent de ce paysage.

Le REFRAM l’indique bien : avec le numérique, le mouvement est nécessairement coordonné par le régulateur, Autorité Administrative indépendante et garante de l’Etat de droit.

Mais l’évolution vers le numérique supposera sans aucun doute celle des prérogatives dévolues aux régulateurs. Le REFRAM devra donc également proposer de nouveaux schémas, de nouvelles procédures, selon les pays, pour que le rôle du régulateur soit plus efficace, plus utile, dans le sens du progrès de nos sociétés, de nos civilisations, de notre civilisation mondiale

Mesdames, Messieurs,

Ce ne sont là que quelques unes des implications de l’avènement du tout numérique.

Je n’irai pas plus loin car je voudrais vous laisser la parole pour un approfondissement et une analyse plus fine de ces enjeux, mais surtout pour une identification précise de ce qui est attendu des pouvoirs publics, afin que la transition vers le tout numérique se fasse dans les meilleures conditions de qualité et de respect des échéances fixées.

C’est donc en insistant sur ces attentes qui sont grandes, et en vous remerciant par avance de vos propositions, que je déclare ouvert le séminaire du REFRAM sur la transition vers le numérique.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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