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Remise du prix Abdoulaye FADIGA 2014 pour la promotion de la recherche économique

Discours de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE lors de la cérémonie de remise du prix Abdoulaye FADIGA 2014 pour la promotion de la recherche économique qu'il a présidé ce jeudi 10 septembre 2015 . C'est une manifestation qui constitue un évènement majeur dans l'agenda universitaire des pays de l'union. La cérémonie a eu lieu, au siège de la BCEAO, en présence de Monsieur le Premier Ministre de la Cote d'Ivoire Daniel Kablan DUNCAN.

  • Monsieur le Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire,
  • Madame le Ministre auprès du Premier Ministre, chargée de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’Ivoire,
  • Monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal,
  • Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du Sénégal,
  • Monsieur le Gouverneur de la BCEAO,
  • Messieurs les Vice-gouverneurs,
  • Monsieur le Secrétaire Général,
  • Messieurs les Présidents et Recteurs d’Universités,
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions internationales,
  • Messieurs les Professeurs et Directeurs de Centres de Recherche,
  • Honorables invités,

Je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement le Gouverneur de la BCEAO, Monsieur Tiémoko Meyliet Koné, qui m’a fait l’honneur de me convier à cette belle cérémonie de remise du Prix Abdoulaye FADIGA 2014 pour la promotion de la recherche économique.

Je ne puis exprimer l’émotion qui m’anime de me retrouver dans cette prestigieuse institution qui fut mon employeur de 1986 à 2008.

La BCEAO s’est forgée au plan international une réputation de rigueur, de qualités organisationnelles assez rares et cela, essentiellement sous l’impulsion d’un homme exceptionnel, j’ai nommé le Gouverneur Abdoulaye Fadiga, qui a fait don de sa personne à l’Union, en posant contre vents et marées, les fondements d’une des plus prestigieuses institutions financières africaines, voire au-delà, montrant ainsi aux générations futures ce qu’est le sens du devoir et surtout, que les seules limites de nos ambitions sont celles que nous leur aurons fixées.

Aussi procédera-t-il dans un contexte historique peu favorable, à l’africanisation du personnel, au transfert du siège de la Banque Centrale de Paris à Dakar, à la sanctification du travail bien fait et au respect des échéances. J’entends à cet égard les échos de sa voix charismatique qui murmure, je cite : « il n’y a jamais de travail en retard, il n’y a que des mauvaises programmations ».

C’est l’occasion pour moi au nom de la République du Sénégal et du Président Macky SALL, de lui rendre un hommage solennel notamment pour sa détermination à mettre en place une culture d’entreprise favorable au développement de jeunes talents, à cette vision qu’il savait partager autour de lui : celle d’une Afrique responsable, ambitieuse, œuvrant pour l’excellence et le développement.

Le frère et ami de son Excellence le Président Macky Sall, en l’occurrence le Président Alassane Dramane Ouattara viendra consolider et renforcer le travail titanesque du Gouverneur Abdoulaye Fadiga et balisera ainsi une large voie pour tous ses successeurs.

Evidemment, tout ceci n’aurait guère été possible, si ces hommes ne s’étaient pas appuyés sur des managers de qualité, qui adhéraient totalement à leur vision et qui avaient comme sacerdoce le travail bien fait, au service exclusif des populations de l’Union.

Au nombre de ceux-ci, figure en bonne place le Premier Ministre Daniel KABLAN Duncan, un homme particulièrement compétent, rigoureux, méticuleux, généreux dans l’effort et pétri de qualités humaines reconnues de tous ceux qui ont eu à travailler sous son autorité : j’ai eu ce privilège.

Nous sommes nombreux dans cette salle, les illustrations les plus visibles du meneur d’hommes que fut le Premier Ministre Duncan. Je vous demande de l’applaudir très chaleureusement.

Monsieur le Premier Ministre,

Madame et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur,

Honorables invités,

La BCEAO, toujours à la pointe de l’initiative, a mis en place au début des années 90, une structure embryonnaire de recherche qui allait évoluer pour devenir la structure de recherche de référence en matière de formulation et de mise en œuvre de la politique monétaire, singulièrement dans le cadre d’unions ou zones monétaires.

Aussi, au terme de l’ancrage de l’activité de recherche de haut niveau à la Banque centrale, l’ouverture sur l’extérieur sera entamée avec la mise en place de la Revue économique et monétaire et l’institution en 2008 d’un Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique, comme marque de reconnaissance à l’illustre et défunt Gouverneur.

Toutefois, l’histoire économique de notre Union retiendra que c’est sous votre magistère, Monsieur le Gouverneur Tiémoko Meyliet Koné, que ces actes d’ouverture sur l’extérieur ont connu des tournants majeurs avec l’agrément par le CAMES de la Revue économique et monétaire de la Banque centrale et une participation de plus en plus accrue des Universitaires tant de l’Union que de la diaspora au Prix Abdoulaye Fadiga, dont la remise est aujourd’hui un événement de premier plan dans l’Agenda Universitaire de nos pays.

Si les champs d’investigation pour le Prix Abdoulaye Fadiga concernent tout naturellement la stabilité des prix au cœur de l’action de la Banque centrale, le domaine monétaire et financier, on ne peut que se féliciter de constater qu’ils concernent également d’autres sources de préoccupation des Etats, notamment les questions macroéconomiques liées à l’endettement extérieur, au commerce international, aux finances publiques, à la viabilité des unions monétaires en Afrique de l’Ouest, aux fluctuations des matières premières minières et agricoles, et de façon plus générale à la croissance économique.

Aujourd’hui, la problématique de l’emploi des jeunes étant une préoccupation de premier ordre pour nos états, il serait souhaitable en rapport avec les services statistiques de l’Union, de disposer de statistiques fines et comparables en la matière, mais également d’étendre de façon explicite les champs couverts par le Prix Abdoulaye Fadiga, aux travaux sur le chômage.

Les jeunes de moins de 25 ans constituent les deux tiers de nos populations et les trois quarts de la population ont moins de 35 ans. Cette lourde contrainte que nous partageons avec pratiquement tous les pays de l’Union, voire de l’Afrique, nous devons la transformer en opportunités.

Ceci m’amène à m’interroger, avec la Banque Mondiale qui avait axé son Rapport sur le Développement il y’a quelques années autour de l’Emploi. Nos pays doivent-ils concevoir leurs stratégies de développement en mettant l’accent sur la croissance ou en privilégiant l’emploi ? Qui doit venir en premier dans le cadre du processus de développement : la Croissance ou l’Emploi ?

C’est cette question que s’est posée le Président Macky SALL quand il a fait le choix de mettre en œuvre une nouvelle vision de développement économique et social à travers le Plan Sénégal Emergent ou PSE. Le PSE repose en effet sur trois axes stratégiques distincts, mais complémentaires :

1. susciter la transformation structurelle de l’économie en mettant l’accent sur la création de richesses et d’emplois ;

2. promouvoir le capital humain, élargir l’accès à la protection sociale et préserver les conditions d’un développement durable ;

3. répondre aux exigences de bonne gouvernance et d’intégration régionale.

Aussi, le Sénégal vise dans un horizon de 10 ans un objectif de croissance de 7 à 8 % sur une longue période, la création de 600.000 emplois formels et un PIB per capita d’au moins 1500 dollars US.

Ces objectifs ambitieux que nous partageons avec la plupart des pays de l’Union, nécessitent dans un premier temps des investissements publics relativement importants. Nous comptons le faire au travers de financements innovants, mais également au travers de l’émission de titres publics et nous félicitons particulièrement à cet égard le Gouverneur de la BCEAO pour l’initiative liée à la mise en place de l’Agence UMOA-Titres.

Ainsi, en 2014, le Sénégal a pu lever près de 311 milliards sur le marché régional pour le financement de ses besoins d’investissement et pour l’année 2015, nous envisageons de mobiliser 490 milliards.

Je vous invite à continuer sur cette lancée, car c’est en agissant ainsi, que nos prédécesseurs ont posé les bases d’une Union stable, tournée résolument vers le développement économique.

Monsieur le Premier Ministre,

Madame et Messieurs le Ministres,

Monsieur le Gouverneur de la BCEAO,

Honorables invités,

Aujourd’hui, la BCEAO nous offre l’opportunité de découvrir et saluer les travaux de jeunes chercheurs Lauréats de cette 4e édition du Prix Abdoulaye FADIGA. Permettez-moi de les féliciter très chaleureusement.

Chers Lauréats,

Je souhaite que les Prix qui vous sont aujourd’hui décernés marquent le tournant d’une belle aventure au service de la recherche et du développement. Poursuivez vos efforts, continuez à cultiver sans cesse l’excellence et travaillez consciencieusement afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de nos populations.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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