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Ouverture de la revue à mi -parcours du 17e IDA (Association internationale du développement) de la Banque mondiale

Discours de S.E.M Macky SALL, Président de la République du Sénégal - Dakar, le 18 novembre 2015

Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, a présidé le mercredi 18 novembre 2015, au King Fahd Palace, l’ouverture de la revue à mi -parcours du 17e IDA (Association internationale du développement) de la Banque mondialela.

Ci-dessous, l’intégralité du discours prononcé à cette occasion.

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et messieurs les membres du Gouvernement,
Madame la Directrice Générale de la Banque mondiale,
Messieurs les Vice-Présidents de la Banque mondiale,
Madame la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour le Sénégal,
Mesdames et messieurs les plénipotentiaires de l’Association Internationale du Développement,
Madame le Représentant Résident du PNUD,
Excellences mesdames et messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs

J’aimerais d’abord vous saluer et souhaiter à tous et à toutes, la bienvenue et un agréable séjour au Sénégal.

Je me réjouis du choix porté sur le Sénégal pour abriter cet important événement.

Ce choix illustre l’exemplarité des relations entre le Sénégal et le groupe de la Banque mondiale.

Il témoigne également de la volonté de la Banque de continuer à appuyer les pays bénéficiaires, surtout au moment où certains font face à des facteurs de vulnérabilité liés à des périls environnementaux ou sécuritaires.

La tenue de la revue à mi-parcours des programmes de l’Association internationale de développement intervient aussi un contexte particulier. D’une part, les pays bénéficiaires poursuivent leurs efforts en quête d’émergence.

D’autre part, il y a la baisse des cours des matières premières continue, en même temps qu’on note une réorientation d’une bonne partie des ressources concessionnelles vers la gestion de nouvelles urgences humanitaires.

Mais il nous faut, ensemble maintenir nos efforts ; efforts dans la gouvernance et efforts d’investissement dans les secteurs clefs de l’économie : l’agriculture, l’énergie et les infrastructures.

Ce sont ces secteurs qui stimulent la croissance et le développement et, finalement mènent à la prospérité.

C’est pourquoi il est tout aussi important de poursuivre la mobilisation des ressources concessionnelles et non concessionnelles comme soutien aux efforts internes de développement.

Au cours des trois dernières années, le volume annuel des engagements de l’IDA est resté en constante augmentation, atteignant 19 milliards de dollars US, dont environ 50 % pour l’Afrique.

Ces ressources ont servi à financer la construction d’infrastructures dans les secteurs des Transports, de l’Energie, de l’Assainissement et de l’accès à l’eau potable ; de même que des projets et programmes dans les domaines de la Santé, de l’Education, de l’Agriculture et des technologies de l’information et de la communication.

En soutenant les efforts de croissance en Afrique, notamment dans le secteur stratégique des infrastructures, les ressources IDA créent en même temps un effet d’entraînement qualitatif qui encourage l’investissement privé vers nos pays. C’est une tendance positive observée dans le financement de projets de grande envergure pour plusieurs pays africains, y compris le Sénégal.

C’est une preuve supplémentaire que les opérations financées à travers les ressources IDA apportent un changement qualitatif dans la vie de nos populations.

Mesdames et Messieurs,

Au-delà de ce constat sommaire, je voudrais, à titre d’exemple, saluer la contribution positive de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie. La garantie de la Banque va en effet fournir un mécanisme de renforcement du crédit pour les paiements de la SENELEC.

La disponibilité de cette garantie a facilité l’engagement de capitaux privés pour le projet Tobène qui entrera en phase d’exploitation commerciale dès 2016 ; sans compter l’appui budgétaire d’un montant de 30 millions de dollars US en soutien au programme de réformes du Gouvernement du Sénégal.

A ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal comprend 23 projets actifs dont quatre projets régionaux, pour un montant total d’environ un milliard 304 millions de dollars US.

Ces opérations portent sur l’Agriculture et le Développement rural, l’Energie et les Mines, l’Education, l’Eau et l’Assainissement, le Transport, la Protection sociale, la Pêche et la Gouvernance.

Il reste que le recours au guichet non concessionnel de l’IDA ne devrait pas être une fin en soi.

Les financements recherchés doivent servir à soutenir des projets rentables et à fort impact sur la croissance économique, l’emploi, les exportations et la réduction de la pauvreté.

C’est pourquoi nos pays s’évertuent à renforcer leur système national de planification des investissements publics et de systématiser, dans le choix des investissements, les analyses coûts-bénéfices ou coûts-avantages.

Nous savons que le recours à des financements non concessionnels exige des politiques économiques plus efficaces et une croissance forte pour assurer la viabilité de la dette et de la finance publique.

Cette question me tient particulièrement à cœur. Je souhaite que toute l’attention requise lui soit accordée.

Mesdames et Messieurs,

L’année 2015 marque l’adoption d’un nouvel agenda mondial, à travers les Objectifs de Développement Durable (ODD). C’est un nouveau défi, qui demande un engagement renouvelé de part et d’autre.

Faisons en sorte que ces mutations majeures soient prises en compte lors de la 18ème reconstitution de l’IDA en mars 2016, à Paris.

De nouvelles pistes de réflexion pourraient être envisagées par le Fonds de l’IDA pour prendre en charge ces nouveaux paradigmes.

Après trois décennies, de relations Afrique-IDA, nous avons atteint un niveau de partenariat très appréciable.

Il est souhaitable aujourd’hui de s’orienter vers une plus grande flexibilité des interventions de la Banque mondiale, à travers par exemple, un recours accru aux appuis budgétaires et aux programmes, plutôt qu’aux projets. D’autres améliorations pourraient, également, être préconisées. Il s’agit, entre autres :

  • d’une utilisation plus systématique de nos systèmes de passation des marchés qui pourront être audités périodiquement pour tester leur crédibilité dans un environnement de gouvernance améliorée ;
  • d’une meilleure coordination de l’aide au développement pour simplifier les procédures ;
  • d’une meilleure lisibilité du système d’allocation des ressources de l’IDA ;
  • et d’un renforcement des ressources du Groupe de la Banque Mondiale affectées aux projets à dimension régionale, en raison de leur caractère intégrateur et de leurs effets structurants.

Ce renforcement devrait cependant se faire en harmonie avec les projets et programmes nationaux.

Je souhaite à cet égard que les réflexions soient axées en priorité sur trois impératifs pour nos Etats en matière d’aide au développement, à savoir :

  • des financements pour favoriser l’ancrage des réformes et pour accélérer l’émergence de nos économies ;
  • la nécessité de rendre ces financements plus prévisibles ;
  • et la maximisation de l’efficacité des financements de l’IDA.

Je voudrais enfin, insister ici sur le pragmatisme qui doit guider notre action, dans un contexte de reddition des comptes et de gouvernance améliorée ; parce que les bonnes politiques d’aujourd’hui constituent, assurément, les solutions anticipées aux problèmes de demain.

En vous réitérant tous mes remerciements et mon soutien, je déclare ouverts les travaux de la revue à mi-parcours de l’IDA 17.

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