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La Gouvernance, les politiques de gestion des ressources marines et la réduction de la pauvreté dans l’Ecorégion WAMER (Western African Marine ECO-REGION)

Allocution de Monsieur Abdoul MBAYE, Premier Ministre de la République du Sénégal. Dakar, 21 Septembre 2012

  • Mesdames et Messieurs les Ministres,
  • Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
  • Madame la Représentante du PNUD,
  • Madame le Chef de la Délégation de la Communauté européenne,
  • Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales et régionales ;
  • Monsieur le Coordonnateur régional de l’ONG « WWF/WAMPO »,
  • Monsieur le Coordonnateur régional de l’ONG « APTE »,
  • Mesdames et Messieurs les Chefs de Services,
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Professionnelles,
  • Honorables Invités,
  • Mesdames et Messieurs.

Je voudrais vous dire tout le plaisir que j’éprouve ce matin, à me retrouver ici, parmi vous, pour le lancement officiel du projet sur la gouvernance, les politiques de gestion des ressources marines et la réduction de la pauvreté dans la Région couverte par la Commission Sous-régionale des Pêches (CSRP).

Je rappelle que cette région correspond à l’éco-région WAMER et regroupe 7 pays que sont la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Cap-Vert et la Sierra Léone.

Les questions abordées par ce projet sont en effet d’une importance stratégique pour cette région à la façade maritime longue de 3 500km et abritant 70% d’une population d’environ 32 millions d’habitants qui exploitent des Zones Economiques Exclusives aussi vastes que les Territoires des Etats membres (soit environ 1,6 million de km2).

Près d’un million d’emplois sont créés dans la région par les activités de pêche maritime qui engendrent des captures légales, déclarées, documentées et évaluées à 1,5 million de tonnes par an, pour une valeur de 1,5 milliard de dollars US.

Entre tradition et modernité, nos pays de pêcheurs ont aujourd’hui cédé la place à de véritables économies côtières, dont il faut se soucier de l’organisation et de la pérennité dans un cadre qui ne peut être que régional.

Vous comprendrez donc aisément, que le projet dont le lancement nous réunit aujourd’hui, visant notamment à augmenter la contribution des ressources marines à la lutte contre la pauvreté et à l’atteinte de la sécurité alimentaire, bénéficie de la grande attention des pouvoirs publics.

Je suis d’autant plus intéressé par le présent projet qu’il cible nos préoccupations quotidiennes portant sur la gouvernance et la politique de gestion de ressources.

A preuve, près d’une dizaine de projets et programmes ont été conduits ou sont en cours dans ce domaine depuis 2007, dans les 7 pays de la Commission Sous-régionale des Pêches (CSRP).

Je citerai parmi ceux en vigueur : le Projet de Protection du Grand Ecosystème marin du Courant des Canaries (CCLME), le Programme Régional des Pêches en Afrique de l’Ouest (PRAO) et le Projet de Renforcement de la Coopération sous-régionale pour le Suivi, le Contrôle et la Surveillance des activités de pêche.

Ils sont fort justement régionaux et comportent tous des activités relatives à la gouvernance et la politique de gestion des ressources marines.

A l’inverse de tous ces projets gouvernementaux coordonnés au niveau sous-régional par la CSRP qui leur sert d’agence d’exécution, le projet « Gouvernance, Politiques de gestion des ressources marines et Réduction de la pauvreté dans la Région WAMER », est mis en œuvre par les ONG sous-régionales « WWF/WAMPO » et « APTE », avec l’appui du PNUD en tant qu’agence d’exécution jouant un rôle prépondérant dans la coordination régionale des activités.

Je me réjouis de cette valeur ajoutée apportée par le projet à la région.

Toutefois, la CSRP a besoin d’être renforcée dans ses missions d’harmonisation des politiques nationales en matière de préservation, de conservation et d’exploitation des ressources halieutiques, d’une part, de renforcement de la coopération au profit du bien-être des populations, d’autre part.

Je voudrais pouvoir compter sur le PNUD pour renforcer la CSRP dans ces missions essentielles que les 7 pays membres lui ont confiées.

Mesdames, Messieurs,

A ce point de mon propos, je peux affirmer que la pêche, dans ces différentes composantes, eu égard à sa contribution à la sécurité alimentaire, à la diversification et à la sécurisation des systèmes de production, constitue un secteur prioritaire dans la politique de développement économique, social et environnemental de nos pays.

Toutefois, dans la plupart de nos Etats, ce secteur est en crise et subit des contraintes et difficultés d’ordre social, économique et écologique.

Aussi, toute initiative tendant à juguler celles-ci et à proposer des solutions adaptées, rencontrera l’adhésion des autorités nationales et régionales.

Je suis convaincu que le projet qui nous réunit aujourd’hui, fruit d’une fécondante collaboration sous-régionale, favorisera la synergie de compétences diverses et complémentaires.

Il est de ce fait un facteur d’intégration et une plateforme de concertation pour l’identification de réponses optimales à la contribution des ressources halieutiques, à la réduction de la pauvreté, et à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans nos pays.

Mesdames, Messieurs,

Nous arrivons aujourd’hui à une étape particulièrement importante de ce projet, celle du lancement des opérations sur le terrain, et de la mise en place du comité de pilotage chargé de valider le plan d’action régional.

Cette rencontre mérite dès lors une attention particulière qui justifie le panel d’experts de haut niveau conviés et dont les compétences avérées présagent d’une bonne moisson de recommandations qui inspireront nos politiques, dans le processus continu de réajustement de nos programmes et dans la recherche des réponses aux attentes de nos populations.

Mesdames, messieurs,

Au nom du gouvernement du Sénégal et des Gouvernements des pays frères de la sous région, parties prenantes au projet, permettez-moi de remercier très sincèrement les partenaires techniques et financiers, avec une mention particulière à l’Union européenne et au PNUD, pour leur précieux soutien.

Quant aux ONG « WWF/WAMPO » et « APTE », tout en les encourageant à poursuivre leurs belles initiatives, je voudrais les rassurer qu’elles peuvent compter sur l’appui des Etats dans la mise en œuvre du projet.

Je souhaite qu’en joignant leurs efforts à ceux des Gouvernements, nous puissions ensemble démontrer qu’en utilisant judicieusement et efficacement les importants investissements consentis par nos partenaires, les conditions de vie de nos populations s’en trouveront améliorées.

Je ne doute point de l’atteinte de ce noble objectif, compte tenu de la diversité et de la qualité de vos expériences respectives qui constituent un atout majeur pour la réussite de cette initiative porteuse.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais terminer en souhaitant plein succès à vos travaux.

Je déclare ouvert l’atelier de lancement du projet « Gouvernance, Politiques de gestion des ressources marines et Réduction de la pauvreté dans l’Ecorégion WAMER ».

Je vous remercie de votre aimable attention.

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