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Journées portes ouvertes sur l’assurance-Allocution de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE

Dakar, mardi 8 décembre 2015

Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE a présidé ce mardi 08 décembre 2015 à 09 heures, à la Place du Souvenir Africain, les Journées Portes Ouvertes sur l’Assurance.

Voici le discours prononcé à cette occasion :

Monsieur le Président de la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurances,
Monsieur le Président de la Fédération Africaine des Sociétés de Droit National Africaines (FANAF),
Messieurs les Présidents des syndicats patronaux,
Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux des sociétés et organismes d’Assurances,
Mesdames, Messieurs, Chers invités,

C’est avec un réel plaisir, que je viens présider au nom du Chef de l’Etat, Monsieur Macky SALL, cette première édition des journées « Portes ouvertes sur l’assurance », organisée par la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurances (FSSA).

Cette rencontre m’offre une belle occasion, pour vous exprimer tout l’intérêt que l’Etat du Sénégal porte au secteur de l’assurance, pour ses multiples rôles dans le financement de l’économie, la gestion des risques liés à la vie quotidienne et aux activités de productions, souvent soumises à divers aléas. Les assureurs ont une mission fondamentale d’évaluer, d’anticiper et de gérer des risques sur le court et long terme. Vous exercez, à cet égard, un métier qui a une dimension économique et sociétale éminente.

C’est ce qui justifie les fortes attentes du Gouvernement pour une implication plus forte du secteur de l’assurance dans le financement du Plan Sénégal Emergent. C’est donc fort heureux que le thème de votre rencontre porte sur cette problématique.

En décidant de réfléchir sur la "Contribution du marché sénégalais des assurances au financement du Plan Sénégal Emergent", vous me rassurez sur votre engagement à jouer votre partition dans la réalisation de ce Plan ; un plan porteur d’une généreuse ambition, d’inscrire le Sénégal sur la voix du progrès, de la prospérité et de la justice sociale.

J’ai la forte conviction que notre pays n’a pas encore suffisamment capitalisé dans le financement de l’économie, l’utilisation de tout le potentiel des actifs de placement des assurances à savoir : les fonds obligataires, les actions, l’investissement dans l’immobilier.

Qu’il s’agisse de l’agriculture, de la santé et j’en passe, les marges de progrès sont énormes.

J’ai aussi le sentiment que les synergies entre le secteur bancaire et celui de l’assurance demeurent encore faiblement développées, alors qu’elles sont indispensables pour un financement adéquat des investissements publics et privés.

Atteindre cet objectif est bien possible, au regard du potentiel du secteur. En effet, le Sénégal, 4ème marché de la CIMA avec un chiffre d’affaires de près de 103 milliards en 2014, dispose d’un stock de placements au 31 Août 2015 de 209 milliards.

Ces placements restent dominés par les dépôts bancaires qui représentent près de 41% ; les valeurs mobilières 19,44 %, l’immobilier 17,45 % et les titres de participation pour 17,10%.

C’est dire toute la dynamique qui caractérise ce segment important de votre industrie.

En 2014, la contribution de l’industrie des assurances à l’investissement national se situait à 10%. Ce chiffre pourrait être dépassée avec un accroissement et une meilleure diversification des placements. L’organisation de cette première édition de vos journées constitue un jalon dans cette voie.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurances,

Ces journées constituent un vecteur de promotion de vos produits, un cadre idéal de communication avec les acteurs économiques, notamment sur la capacité du secteur à les accompagner dans leurs activités et à sécuriser leurs divers investissements.

Je me réjouis de constater que les thèmes inscrits dans les différents panels adressent des questions essentielles comme celles de l’assurance construction, transport et Multirisque habitation, l’assurance retraite, la micro assurance santé et la micro assurance agricole.

Ce sont là des problématiques majeures du Plan Sénégal Emergent. En effet, l’agriculture, vous le savez bien, est l’un des leviers essentiels pour accélérer la transformation structurelle l’économie. Nous devons créer les conditions de son essor et la préserver des risques systémiques qui peuvent compromettre ses performances.

De même, il est indispensable, à côté de la Couverture Maladie Universelle, de généraliser l’accès à l’assurance au sein des communautés.

C’est une question d’équité que de veiller à ce que tous les segments de la population aient une garantie d’accès aux soins. Je peux en dire autant pour l’Habitat.

C’est vous dire toutes les attentes qui pèsent sur le secteur pour un accompagnement en termes de renforcement et de sécurisation des investissements prévus au titre des projets phares du PSE.

La réalisation de ces projets et un meilleur accompagnement du secteur privé devraient se traduire par plus de richesses créées et par conséquent davantage de matières pour le développement du secteur des assurances. Ce corollaire évident entre le succès du PSE et le développement de l’industrie des assurances, mérite que nous réfléchissions un peu plus sur le soutien que les pouvoirs publics pourraient apporter à ce secteur.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,

En 2014, l’industrie des assurances a contribué au PIB du Sénégal à hauteur de 1.30% avec une densité moyenne de prime par habitant de 7 282 FCFA. Ces chiffres traduisent éloquemment toute la marge de progression dont l’industrie des assurances pourrait encore bénéficier.

La capacité de financement de l’économie par le secteur sera donc d’autant plus forte que la branche vie, qui fait le quart du chiffre d’affaires du marché en 2014 avec une croissante intéressante de 10 % contre 6 % pour la branche dommages, occupera une place prépondérante dans les assurances. En effet, celle-ci, collecteur de ressources à long terme, devrait prendre une place beaucoup plus significative dans le secteur à l’instar des marchés développés et émergents.

L’Etat ayant compris cet enjeu majeur a déjà pris un certain nombre d’initiatives, notamment sur le plan fiscal, pour développer le sous-secteur assurance-vie avec la dernière réforme du Code Général des Impôts concernant les droits d’enregistrement des contrats vie et des Indemnités Fin de Carrière.

Au-delà de ces mesures d’accompagnement, le développement du secteur des assurances passera aussi nécessairement par un meilleur positionnement auprès du grand public.

Il faut souligner que l’Assurance souffre encore d’un déficit d’image, dû en partie à une méconnaissance de ses règles, mais aussi à la complexité de ses mécanismes d’intervention.

Cependant, en acceptant de vous ouvrir au grand public pendant deux journées, vous leur offrez l’opportunité d’échanges francs et constructifs.

C’est sur cette note d’espoir que je déclare ouverte la première édition des journées de l’Assurance sénégalaise, en vous remerciant pour votre aimable attention.

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