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Journée des institutions : Les ministres sommés de déclarer leur patrimoine

La transparence et le dialogue des institutions ont été, hier, au cœur de l’intervention du chef de l’Etat Macky Sall, à l’occasion de la deuxième édition de la Journée nationale des institutions. Le président de la République a invité les membres du gouvernement à faire leur déclaration de patrimoine, avant la fin du mois de décembre, conformément à l’engagement qu’il avait pris.

Le chef de l’Etat Macky Sall a demandé hier, aux membres du gouvernement, de procéder à la déclaration de leur patrimoine à l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) avant la fin de l’année, conformément à un engagement que lui et son équipe ont pris. « Madame la présidente de l’Ofnac veut les déclarations de patrimoine !...Je comprends le souci des uns et des autres. Certains pensaient que c’était seulement une déclaration sur l’honneur. Il fallait fournir les pièces qui attestent de l’exactitude de l’information », a-t-il ajouté. Il a invité le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne à « aider » la présidente de l’Ofnac afin qu’elle puisse recevoir les dites déclarations de patrimoine avant la fin décembre ; sinon, a-t-il prévenu, nous aurions fait des déclarations sans conviction. Selon lui, l’avenir du monde c’est la transparence. Il estime néanmoins « qu’il nous reste un difficile chemin à parcourir au vu du poids de l’héritage et des mentalités ».

« Notre rôle en tant que leader, a poursuivi le chef de l’Etat, est d’affronter ces sujets et d’apporter les changements qualitatifs dans les mentalités ». « Il ne faut pas qu’une petite minorité veuille accaparer toutes les ressources du pays. Nous devons faire en sorte que le peu que nous avons soit distribué de manière équitable », a-t-il insisté au sujet de la transparence. Macky Sall souligne que le thème de cette édition qui porte sur le « rôle et la responsabilité dans la promotion des valeurs civiques et républicaines », témoigne de cette préoccupation fondamentale de bâtir ensemble une citoyenneté exemplaire.

Bâtir une citoyenneté exemplaire

Il s’est félicité de la tenue de cette journée nationale des institutions qui « a la particularité de réunir, dans une même assemblée, toutes les institutions de la République ». C’est inédit, s’est-il exclamé, avec satisfaction. Macky Sall a rappelé « les décisions et actes » qu’il a pris en vue de la restauration des valeurs et symboles de la République. Parmi ceux-ci, « la levée des couleurs à la Présidence tous les lundis de chaque mois afin de rendre les honneurs au drapeau national ». Il a salué la prise en compte de la promotion des valeurs civiques et de la construction citoyenne dans l’éducation et la formation.

Selon lui, cette édition se tient dans un contexte marqué par une conviction largement partagée quant à la nécessité de renforcer des valeurs civiques. « Célébrer les institutions c’est exalter le civisme », a-t-il ajouté, indiquant, toutefois, que le civisme ce n’est pas que des revendications. La revendication, a-t-il estimé, doit être en adéquation avec la réalité, avec les capacités de notre pays, avec les ambitions que nous avons et que nous soyons solidaires.

Le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité, pour les différentes institutions du pays, de dialoguer pour la bonne marche du pays. « Cette journée dédiée aux institutions se veut un cadre d’échange pour traduire notre volonté de consolider l’état de droit et d’enrichir notre système démocratique. Cet idéal démocratique exige un dialogue fécond et une coopération entre les institutions, l’enjeu étant de trouver le meilleur équilibre pour garantir leur fonctionnement optimal au bénéfice du citoyen », a-t-il soutenu.

Le Premier ministre face aux députés tous les 15 jours

Il révèle avoir instruit le chef du gouvernement, Mahammad Boune Abdallah Dionne, à se rendre, à partir du mois de janvier prochain, à l’Assemblée nationale, tous les quinze jours, pour échanger, avec les députés, sur les politiques publiques. Cette initiative, affirme-t-il, entre dans une volonté de consolider les acquis démocratiques et le dialogue politique. Il ajoute que dans une démocratie, le dialogue se passe à l’Assemblée nationale et non pas dans la rue encore moins dans les médias. « Dans quelques jours, nous allons ouvrir une ère nouvelle. Nous souhaitons que ce soit l’occasion de clarification des politiques publiques », a encore laissé entendre le chef de l’Etat, avec conviction. Il déclare qu’il n’y aura pas de sujets tabous lors des face à face entre le Premier ministre et les parlementaires. « Nous sommes prêts à répondre à tout parce que ce que nous faisons est clair et transparent », a fait savoir le président de la République.

Macky Sall a déclaré que le Sénégal a une longue tradition démocratique, rappelant « la charte de Kouroukanfuga du Mandé mais aussi la révolution qui a eu lieu au Fouta, bien avant celle de la France, pour définir les conditions d’accès de l’Almamy au pouvoir ». Il a magnifié ce patrimoine historique et encouragé les historiens dans leur entreprise consistant à réécrire l’histoire générale du Sénégal.

Il a aussi appelé à revoir notre rapport à l’intérêt général. « A un moment donné, le débat a été pollué par l’égoïsme. Regardez la rue, on y jette n’importe quoi », a-t-il fustigé. Il est d’avis que tout le monde doit contribuer à améliorer le cadre de vie. « Dans la gestion de l’intérêt général, lorsque quelqu’un vient violer les lois et règlements pour l’intérêt de son business, il doit être remis à place sans états d’âme. On n’a pas besoin de l’avis du président de la République, ou d’autres autorités. L’agent chargé d’appliquer les lois doit le faire sans faiblesse », a encore affirmé le président.

Diégane SARR
www.lesoleil.sn

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