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Forum national sur la Contribution du secteur du sport à la croissance de l’économie nationale et à la création d’emplois

Allocution de Madame Aminata TOURE, Premier Ministre - le 27 Décembre 2013

Madame le premier ministre Aminata Toure a présidé Vendredi 27 Décembre 2013 la cérémonie d’ouverture du Forum National sur la contribution du secteur du sport à la croissance de l’économie nationale et à la création d’emplois.

Voici le discours prononcé a cette occasion :

Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les Présidents des Organisations professionnelles du secteur privé
Mesdames, Messieurs les Présidents des Organisations de la société civile,
Monsieur le Président du Comité national olympique et sportif sénégalais,
Madame, Messieurs les Présidents de Fédérations et Groupements sportifs,
Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux, Directeurs nationaux et Chefs de Service,
Mesdames, Messieurs, Honorables Invités,

C’est avec beaucoup de plaisir que je retrouve la grande famille du sport sénégalais, pour réfléchir avec elle, sur un sujet inhabituel dans ce secteur. En effet, force est de reconnaître que discuter de « la Contribution du secteur du sport à la croissance de l’économie nationale et à la création d’emplois » n’est pas un sujet courant.

En décidant d’organiser le présent forum, centré sur cette importante problématique, le Gouvernement entend susciter le débat autour du modèle économique qui permet de faire du sport, pas seulement une activité aux retombées sociales certaines, mais aussi et surtout un vecteur de croissance compétitif, pleinement contributeur à la création de richesse nationale et d’emplois.

Mesdames, Messieurs,

La part du sport dans l’économie, dans les pays développés, se situe présentement entre 0,5% et 2% du Produit Intérieur Brut. A titre d’exemple, les activités qui doivent leur existence à la pratique du sport professionnel ou amateur créent plus de huit cent mille emplois au sein de l’Union Européenne.

La pratique sportive s’est définitivement confirmée comme une source viable de revenus à partir de l’exploitation de talents cultivés, comme dans d’autres domaines de la vie économique et sociale.

Au-delà de l’impact des grands évènements sportifs, l’intervention croissante des fonds d’investissement sur le marché des droits sportifs et les revenus substantiels associés aux transferts de joueurs constituent l’illustration la plus parfaite de la contribution que peut avoir sur la balance des paiements la pratique d’un sport professionnel. C’est donc à juste titre que l’analyse de l’offre et de la demande de services sportifs est devenue une discipline au sein de la famille des sciences économiques.

Pour des pays comme le nôtre, la mobilité des talents relève du quotidien quand il s’agit de nos footballeurs, basketteurs et autres athlètes, toutes disciplines confondues.

Le sport occupe déjà une place importante dans la vie de nos concitoyens et plusieurs évènements liés au sport rythment la vie dans nos cités. De par ses nombreuses vertus, le sport contribue déjà à améliorer la santé et le bien-être des populations, à structurer la vie en communauté, à mobiliser la nation autour d’un idéal commun.

C’est certainement une évidence, il constitue un levier de développement économique. Mais, autant nous pouvons l’affirmer, autant il est difficile d’établir, dans les comptes nationaux, la part de contribution réelle du sport aux agrégats macroéconomiques. Tout le défi du Gouvernement, dans sa quête de croissance et d’émergence, c’est d’identifier toutes les niches de création de valeur et d’aider à leur promotion par une meilleure structuration.

Je voudrais donc, à ce stade de mon propos, adresser mes félicitations au Ministre des Sports et de la Vie associative, au Président du Comité national olympique et sportif sénégalais et au Secrétaire permanent de la Stratégie de Croissance Accélérée, qui ont eu l’idée de poser les jalons de cette importante réflexion.

L’initiative est d’autant plus heureuse qu’elle nous permet de revisiter le sport en tant que segment économique, la discipline scientifique qu’il est devenu, la politique publique et les partenariats multi-acteurs qu’appelle son développement.

Les communications introductives qui seront consacrées à des développements sur l’économie et la politique du sport nous donnent l’occasion d’échanger sur les approches, principes et instruments qui devraient nous permettre d’insérer, au mieux, toutes les dimensions de la pratique du sport dans le cadre de notre nouveau modèle de croissance.

A cet égard, je voudrais rappeler que l’option du Gouvernement est d’inaugurer une nouvelle ère de gouvernance sportive basée sur une responsabilisation accrue du mouvement sportif, matérialisée par la signature de contrat d’objectifs entre le Ministère des sports et les fédérations et groupements sportifs.

Notre volonté de rendre plus autonomes les fédérations sportives, sera accompagnée de la mise en place d’un système d’évaluation des performances des organisations sportives.

Ce faisant, nous ne ferons que nous conformer aux dispositions de la loi organique relative aux lois de finances, loi votée en 2011 et qui institue à partir de 2017, une budgétisation des ressources et dépenses de l’Etat axée sur les résultats.

En outre, il s’agira de procéder, périodiquement, à une évaluation conjointe des indicateurs pertinents, mesurables, réalistes et réalisables qui seront assignés aux différentes entités contribuant à la mise en œuvre des programmes de la politique sportive nationale. Cette évaluation se fera sur la base d’un partage des rôles, dans le cadre de partenariats public-privé qui seront noués ou consolidés conformément à la vision de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL dans le domaine, qui est : Je cite : « Bâtir un système sportif performant susceptible de faire du Sénégal une Grande Nation de sport et de sportifs ». Fin de citation.

A cette fin, le partenariat public-privé dans le sport devrait nous permettre de nous enrichir mutuellement, sur les meilleures approches permettant de concilier, d’une part, la prise en charge des missions de service public dans le sport, sous la responsabilité de l’Etat, et d’autre part, sur les meilleurs cadres et règles de construction et d’exploitation efficientes des infrastructures sportives, sous l’impulsion du secteur privé.

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, la Nouvelle Politique Sportive de notre pays, c’est aussi la responsabilisation du mouvement associatif national, notamment le Comité national olympique et sportif sénégalais et les Fédérations et Groupements sportifs, dans le développement du sport de haut niveau.

Ces acteurs clés du sport dans notre pays, ont la charge et la vocation de susciter et de veiller à l’éclosion et à la valorisation des talents dans les différentes disciplines sportives.

Cette mission stratégique dans la vision du Chef de l’Etat devra être assumée dans le strict respect de l’intérêt des sportifs comme de la collectivité nationale, et de façon à ce que la contribution du secteur sportif au développement économique et social soit de plus en plus substantielle.

Je n’oublie pas l’apport attendu des collectivités locales, particulièrement dans le développement du sport à la base, pour faciliter l’expression de l’initiative privée et soutenir les efforts de l’Etat dans le cadre de la modernisation des infrastructures et de la gouvernance sportive.

Par ailleurs, l’objectif du Gouvernement est de densifier la carte des infrastructures sportives d’envergure et de proximité, en ayant en vue une bonne couverture spatiale et un équilibre entre les différentes villes et régions du pays. Il y a là d’autres niches d’opportunités d’affaires à investir par le secteur privé.

Mesdames, Messieurs,

Le partenariat collaboratif entre acteurs est synonyme de synergie, et de mutualisation des moyens, au service de l’innovation et de la veille stratégique, pour toujours plus de compétitivité.

Spécialement, dans le secteur qui retient notre attention aujourd’hui, sans compétitivité sur le plan international, l’on ne saurait prétendre, être une Grande Nation de Sport et de Sportifs. Le Gouvernement accordera la plus grande attention aux conclusions de ces assises, en direction des chantiers importants en perspectives, notamment la tenue prochaine du Conseil Présidentiel sur le Sport et du Forum national sur l’Emploi des Jeunes.

C’est sur cette note que je voudrais à présent conclure, en réitérant mes encouragements à tous pour des travaux fructueux.

Je déclare ouvert le Forum national sur « la contribution du secteur du sport à la croissance de l’économie nationale et à la création d’emplois ».

Je vous remercie de votre aimable attention.

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