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Ecole doctorale "Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et de Gestion" - Discours de Monsieur Abdoul Mbaye Premier Ministre du Sénégal

1ère Edition des « Doctoriales » 12 – 13 mars 2013 – UCAD II –

Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs les Professeurs,
Chers Etudiants,
Chers Invités,
Mesdames, Messieurs,

Au nom de Monsieur le Président de la République, son excellence Monsieur Macky Sall, et au nom du gouvernement, je commencerai par rendre hommage à la communauté universitaire pour les acquis obtenus par notre pays en matière de formation supérieure et, en conséquence, de consolidation de la qualité de nos ressources humaines, qui nous vaut respect et considération, en Afrique et dans le monde.

Je voudrais également saluer les efforts importants qu’elle ne cesse d’investir, pour maintenir haut l’étendard de la qualité dans l’enseignement universitaire, malgré le contexte et les difficiles conditions dans lesquels se déroulent les enseignements et la recherche dans notre pays aux ressources modestes et aux priorités nombreuses, caractéristiques de tout pays en développement.

Mesdames, Messieurs,

L’organisation des programmes d’enseignement selon le modèle LMD, qui découle de l’adaptation du processus dit de Bologne, et vise notamment à intégrer la professionnalisation dans notre système éducatif, et donc l’employabilité des étudiants, est à mon sens, une innovation majeure qui était devenue impérative.

Cette réforme novatrice se déroule comme un processus intelligent d’adaptation au réel, cherchant à apporter des réponses pertinentes aux différents besoins exprimés par l’économie et les marchés dans toutes leurs diversités et dans toutes leurs composantes, publiques comme privées.

Parmi ses nombreux avantages, on peut citer les possibilités d’échanges entre universités par la validation de modules d’enseignements, la création de passerelles entre les formations, l’accompagnement pédagogique individualisé, et le recours à des professionnels pour certains enseignements.

Dans notre pays, cette expérience devrait pouvoir s’enrichir et se bonifier grâce à une plus grande concertation entre les différentes parties prenantes, enseignants, étudiants, personnels administratifs, techniques et de service, en vue d’exploiter pleinement les capacités disponibles et atteindre les objectifs ambitieux de la Réforme LMD.

A ce sujet, Monsieur le Recteur, je voudrais vous inviter, en rapport avec le Ministère de tutelle et les autorités universitaires, à veiller à ce que les écoles doctorales, qui sont au sommet de l’architecture de la formation, puissent jouer pleinement leur rôle au double plan de la formation de cadres scientifiques de haut niveau, dans différents domaines, et de leur intégration réussie dans la vie économique et sociale.

Il est évident que la volonté des initiateurs et des différents acteurs, leur engagement, devrais-je dire, ne fait l’objet d’aucun doute. Condition sans laquelle aucun résultat significatif ne peut être atteint, ce seul engagement ne suffit toutefois pas pour toujours garantir le succès. En complément, la question des ressources reste une contrainte à lever par les voies et moyens appropriés. C’est la raison pour laquelle, une synergie des actions, un management performant et un suivi strict des conditions préalablement définies et acceptées par tous les acteurs restent indispensables pour la réussite des écoles doctorales.

L’implication des acteurs du secteur privé et de la société civile me semble par conséquent absolument nécessaire, et c’est pourquoi un lien de plus en plus étroit devrait être établi entre leurs préoccupations et les recherches des étudiants. Il s’agit, en effet, d’instaurer un dialogue permanent à travers une démarche à double sens qui permet à l’université d’identifier les besoins de l’économie réelle et de leur apporter des réponses pertinentes, et, à cette économie de s’ouvrir à l’université pour mettre à profit son savoir et son savoir faire.

Un tel dialogue doit toutefois être porté par un idéal commun et partagé au sein de l’ensemble de la Nation, y compris en celui de l’espace universitaire. Idéal pris en charge par les enseignants, étudiants et personnels, et correspondant aux préoccupations de la société toute entière. C’est ainsi seulement, et c’est ma profonde conviction, que l’Université pourra jouer son rôle de catalyseur des énergies en tant qu’instrument de création et de diffusion des connaissances, dans une société de savoir au service du développement. Tel doit être cet idéal partagé.

Je prends un peu plus de risques pour oser affirmer que notre université peut être perçue tout à la fois comme indicateur et révélateur aussi bien de l’état de notre société que de la direction de son futur. Elle peut avoir cette prétention.

Lieu de tumulte, de turbulence, et d’affrontements multiples et parfois violents, entre enseignants, étudiants, administration et même paisibles citoyens passant à proximité, elle traduit que nous y sommes loin de participer à la construction du développement d’une nation. Espace de paix et de respect réciproque entre ces différentes composantes, se consacrant, dans le calme, à la recherche de la lumière, on peut en espérer les solutions qui permettront de placer notre pays sur la rampe de l’émergence, et à ses diplômés d’y contribuer par l’emploi.

Pour ce faire, l’élargissement de l’accès au savoir, l’amélioration de la qualité de nos enseignements, dans un rapport avec les préoccupations de notre société, doivent, de plus en plus, être au cœur de nos exigences et de nos urgences.

Cela nécessite un engagement, à la fois de l’Etat et des acteurs universitaires, avec l’appui de nos partenaires, pour que nos universités soient à la hauteur des missions qui sont les leurs, en termes de capacités de production et de résultats. C’est conscient de cette exigence que Monsieur le Président de la République a décidé de l’organisation de larges concertations nationales sur l’enseignement supérieur, en vue de diagnostiquer les maux dont il souffre, et de leur apporter les solutions idoines.

Je profite donc de l’occasion pour inviter tous les acteurs, à apporter sans réserve, leur contribution au succès de ces concertations, sans qu’elles ne fournissent prétexte à de nouvelles confrontations, car il est difficile de se débarrasser de vieilles habitudes. Il y va en effet de l’avenir de nos institutions universitaires, et au delà de celui du rythme du progrès de notre Nation.

Pour revenir à la cérémonie qui nous réunit aujourd’hui, je voudrais dire toute ma satisfaction à présider le lancement de la 1ère édition des doctoriales, que j’apprécie de manière très positive, comme programme d’appui aux jeunes chercheurs, à travers divers thématiques : Gouvernance-Démocratie, Ménages-Entreprises-Secteur informel, Education, Système financier dans l’espace UEMOA, Santé-Eau-Environnement, Relations internationales, Information-Communication. Tous sujets non seulement très actuels, mais qui sont aujourd’hui, au centre des préoccupations de la quasi-totalité des gouvernements de notre continent.

Je voudrais, ainsi, adresser mes vives félicitations aux initiateurs de ce programme qui va conduire, sans nul doute, à des réflexions et débats très enrichissants, et encourager tous les acteurs : chercheurs, professeurs, femmes et hommes de sciences qui ont bien voulu apporter leur concours à la réalisation de la 1ère édition des « Doctoriales » de Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et de Gestion.

Je suis persuadé que les idées fortes qui seront agitées à l’occasion de la présente édition, vont contribuer au perfectionnement de nos futurs cadres, au décloisonnement de la recherche dont les résultats doivent faire l’objet d’une appropriation par le monde de la production et d’une application effective, indispensable à l’exécution optimale des programmes et projets de développement.

En souhaitant pleins succès à vos travaux, je déclare ouverte, la 1ère Edition des « Doctoriales » de Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et de Gestion.

Et vous remercie de votre aimable attention.

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