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Déclaration du Président de la République sur les inondations

Mardi 28 août 2012

Je voudrais, ce soir, dire à tous nos compatriotes que j’ai vécu les immenses difficultés et les souffrances occasionnées par les fortes pluies diluviennes. C’est l’occasion pour moi, avant de me rendre sur différents sites éprouvés, de présenter mes condoléances à toutes les familles des victimes. Je prie le Créateur de leur accorder une place privilégiée dans ses paradis.

Les catastrophes naturelles, tout comme les tragédies du fait de l’action humaine, constituent généralement des points d’un nouveau départ pour les peuples. Nous ne devons pas rater, cette fois-ci, le nécessaire virage pour emprunter les chemins vers d’autres rivages. Oui, il faut agir. Ici et maintenant. Agir contre nos mauvaises habitudes, agir contre nos mauvaises attitudes, agir contre nos mauvaises pratiques.

Je retiens, toutefois, et c’est un bon signe, que l’épreuve que notre pays traverse a révélé l’immense capacité du peuple sénégalais à faire preuve de solidarité lorsque les enjeux le recommandent.

Je félicite l’ensemble du gouvernement et le Premier ministre pour la promptitude et l’engagement continu avec lesquels ils ont face à cette épreuve.

Je voudrais saluer les gestes divers de générosité et de disponibilité, les gestes patriotiques inspirés de nos traditions ancestrales qui veulent que la souffrance et les douleurs comme la joie et le bonheur soient partagés.

Je salue l’acte posé par le vénérable Khalif général Serigne Sidy Moctar Mbacké. Je salue toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais qui, de leur élan spontané et exemplaire, ont frissonné avec les sinistrés, ont vécu leur peine et enduré leur angoisse.

La grandeur des peuples se mesure à la hauteur de leur engagement dans les causes communes, de leur sens de l’intérêt général et, surtout, de leur capacité à savoir que le voisin est une partie de nous-mêmes. L’Etat ne saurait être en dehors de cet élan collectif, de cet élan patriotique, de cet élan exceptionnel de générosité, de partage et de solidarité. Note existence n’a aucun sens si nous ne savons pas consentir les sacrifices indispensables pour le salut de la collectivité, pour la survie de la communauté, pour le bien de toute la nation.

J’ai, ainsi, décidé que l’Etat va consacrer des ressources substantielles à la recherche de solutions structurelles aux inondations récurrentes qui causent tant de malheurs, de douleurs et de souffrances aux populations. Comme vous le savez, le cœur de mon ambition pour le Sénégal demeure la satisfaction des besoins de chaque Sénégalais qui a droit à une vie décente et digne. Et ce droit non négociable touche à la santé, à l’emploi, à la justice et à la liberté. Voilà pourquoi je tiens aujourd’hui plus qu’hier à ce que j’ai appelé le nouvel ordre de priorités et la primauté de la patrie sur les partis.

Voilà pourquoi, chers compatriotes, j’ai décidé de soumettre, en procédure d’urgence, un projet de loi pour la suppression du sénat. Les ressources prévues pour cette institution seront ainsi consacrées, entre autres ressources, à la solution des inondations récurrentes.

Je sais la peine que ressentent certains partisans du maintien du Sénat. Mais, lorsque la détresse des populations est aussi ample, il faut savoir opérer les ruptures, savoir prendre les grandes décisions. Certes, le sénat peut contribuer à asseoir des institutions robustes et crédibles pour l’équilibre des pouvoirs. Certes, le sénat peut jouer un rôle majeur dans l’ancrage d’une démocratie irréprochable. Certes, le sénat peut permettre d’élargir le champ de la représentation populaire divers types d’acteurs dont les avis sont précieux pour la société, sa stabilité et sa cohésion. Mais quoi de plus urgent que l’allégement des souffrances de notre peuple dont les attentes constituent le centre de mes préoccupations ? L’urgence, c’est de venir à bout des inondations. L’urgence, c’est de trouver des solutions durables parce que structurelles afin que les populations ne vivent plus les drames de ces derniers jours.

Et sur ce chemin, j’ai décidé que le gouvernement travaille d’ores et déjà à trouver des sites appropriés pour reloger, dans les meilleures conditions, les familles touchées par les inondations. J’ai également décidé qu’un vaste programme national d’assainissement sera mis en œuvre, dans les meilleurs délais, pour sécuriser les zones inondables.

Nous avons les ressources, nous avons les intelligences et, surtout, nous avons la volonté politique de conduire de tels chantiers pour le bien de notre pays et de notre peuple.

Je vais conclure maintenant. Je nourris l’espoir que tous les acteurs, en commençant par l’Etat, empruntent les nouveaux chemins de la rigueur, de la discipline et de l’ordre, valeurs et principes sans lesquels il n’est de destin collectif possible, mais surtout de développement durable.

Voilà pourquoi, j’engage tous les services concernés de l’Etat à veiller à l’application stricte de la loi dans tous les domaines et, singulièrement, dans le domaine de la construction et de l’aménagement du territoire. Je vous remercie.

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