AccueilInfolettreContactPlan du siteMentions légalesRSSMessagerie

Accueil > Actualités > Conseils des ministres > Conseil des Ministres du 25 septembre 2009

Conseil des Ministres du 25 septembre 2009

Le Conseil des Ministres s’est réuni, le vendredi 25 septembre 2009, à partir de 17 heures, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Maître Abdoulaye WADE, Président de la République.

Dans sa communication, le Président de la République a fait part au Conseil de sa participation, à New York, à la 64ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, en compagnie d’une forte délégation.

Dans son allocution à la tribune des Nations Unies, le Chef de l’Etat a abordé des questions clés portant sur :

  • la crise alimentaire mondiale face à l’échéance convenue de l’Objectif du Millénaire pour le Développement ;
  • la crise énergétique ;
  • la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques ;
  • la réforme du Conseil de Sécurité ;
  • le conflit au Moyen Orient ;
  • la situation en Afrique, notamment en Mauritanie, en Guinée Bissau et en Guinée ;
  • le Dialogue des Religions et des Civilisations ;
  • la 3ème édition du FESMAN, prévue du 1er au 15 décembre 2010.

Qu’il s’agisse de l’environnement, de la gouvernance politique et économique ou du développement, le monde ne peut s’affranchir d’une nouvelle manière de penser et d’agir, et en conséquence de modification des attitudes, a indiqué le Président de la République. Aussi, s’est-il réjoui de l’élargissement progressif du cadre de concertation du G8 et du G20, tout en regrettant que sa proposition de mise en place d’un Shadow G20, composé des meilleurs experts du monde et ouvert à tous ceux qui sont porteurs d’idées, ne soit pas réalisée. En effet, les Chefs d’Etat désignés par leurs peuples, sur la base de critères politiques, ne sauraient, comme par miracle, se transformer en savants polyvalents universels.

La tribune des Nations Unies a été l’occasion, pour le Président de la République, de se prononcer sur d’autres formes d’agressions de la nature dont le phénomène des inondations au Sénégal et dans le reste du monde car, souligne-t-il, le monde n’a pas agi suffisamment pour inverser les tendances négatives qui sont les conséquences néfastes de nos propres agressions contre la nature sous les formes les plus diverses : sécheresses cycliques, désertification, érosion côtière, autant de dérèglements qui préfigurent des phénomènes encore plus dévastateurs. Aussi, a-t-il insisté sur l’importance du leadership et de la volonté politique pour parvenir à un consensus global pour sauver la planète.

Face à la gravité de la situation, le péril environnemental devrait être, à son sens, considéré comme une menace à la paix et à la sécurité internationales. Il suggère alors d’assigner de nouvelles missions aux armées nationales. A l’instar des opérations de maintien de la paix, le Sénégal propose la création d’un mécanisme d’Opération de Sauvegarde ou de Restauration de l’environnement sur une base volontaire d’engagement des armées selon des modalités à convenir.

Les défis actuels, à la fois complexes et planétaires appellent forcément à des solutions novatrices et concertées. La réalisation de l’échéance convenue de l’objectif premier du Millénaire pour le Développement visant à réduire de moitié, d’ici 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim engage, a-t-il dit, le monde à mettre en œuvre une autre approche de la coopération internationale fondée sur le soutien à l’agriculture en lieu et place de l’assistance alimentaire.

Il n y a aucune raison, souligne-t-il, pour que l’Afrique ne puisse assurer par elle-même, sa propre sécurité alimentaire. Mieux, ses énormes ressources foncières et hydriques prédisposent le continent à devenir le grenier du monde. Mais, a-t-il rappelé, à l’instar du G8 qui s’en était inquiété lors de son dernier Sommet en Italie, nous devons éviter le piège vicieux de la cession de terres à des étrangers.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs déclaré que les efforts internes demeureront toujours vains sans un environnement international assaini, débarrassé des pratiques spéculatives de l’économie virtuelle et des traitements asymétriques injustes.

Evoquant la question de la réforme du Conseil de Sécurité, le Président de la République a estimé qu’il est paradoxal qu’une organisation universaliste par sa vocation, reste toujours verrouillée, 64 ans après sa naissance, par la nature élitiste de sa principale instance de décision.

L’Afrique étant le seul continent absent dans la catégorie des membres permanents, alors qu’elle occupe 70 % des travaux du Conseil, il convient de réparer cette injustice historique en lui allouant un siège, avec droit de véto, qui pourrait être occupé par la Président en exercice de l’Union Africaine.

En marge de cette session ordinaire des Nations Unies, le Président de la République a participé à la conférence organisée par l’ONUSIDA et le projet des Villages du Millénaire. Le thème de cette rencontre portait sur : « l’élimination de la transmission mère-enfant en Afrique ». Les leaders présents ont signé un Appel pour un partenariat international dans la lutte contre le VIH Sida.

Le Chef de l’Etat a également pris part à une rencontre organisée sur le même thème, à l’initiative de Mme SARKOZY, Ambassadrice de bonne volonté pour la lutte contre le SIDA.

Pour lutter contre le Sida et la dégradation de l’environnement, le Président de la République a aussi suggéré la création d’un large mouvement dénommé « Jeunesse sans Frontières ».

Le Chef de l’Etat a eu, avec ses collègues Africains présents à New York, un déjeuner de travail avec le Président américain Barack OBAMA. Cette rencontre a été l’occasion d’un intéressant échange interactif sur les relations Afrique/Etats-Unis.

Le Président de la République a également pris part à une réunion de haut niveau, sous l’égide du Président OBAMA, portant sur la contribution des pays aux opérations de maintien de la paix.

Dans son intervention, le Chef de l’Etat a notamment salué l’initiative du Président OBAMA, rappelé la longue expérience sénégalaise dans les opérations de maintien de la paix (49 ans) et redit son engagement à maintenir et à renforcer cette mission au service de la paix.

En effet, sur les 192 états membres de l’ONU, le Sénégal est le 13ème contributeur aux opérations de maintien de la paix avec 2.278 hommes déployés dans les pays suivants : Burundi, Tchad, Darfour, Libéria, Timor Est, Côte d’Ivoire.

En marge de la 64ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République a reçu :

  • M. Robert B. ZEOLLICK, Président de la Banque Mondiale, qui a chaleureusement félicité le Chef de l’Etat pour le travail remarquable accompli au Sénégal, son engagement au niveau de la sous région et pour le Millenium Challenge Account obtenu par le Sénégal ;
  • Mme Monique BARBUT, Président du Fonds Mondial pour l’Environnement, qui a confirmé au Chef de l’Etat que les projets présentés au Fonds par le Sénégal ont tous été approuvés par le dernier Conseil d’Administration, à savoir :
    • les Ecovillages ;
    • les bassins de rétention et
    • les projets de lutte contre la désertification.

La discussion a également porté sur :

  • le combat contre l’érosion côtière dont le projet GEOCORAIL a été présenté à Mme BARBUT ;
  • la Grande Muraille Verte ;
  • les changements climatiques et
  • le Sommet de Copenhague de décembre 2009.

Le Chef de l’Etat a également reçu en audience :

  • M. Mike NASSAR de Energy Allied International. Ce groupe est intéressé par un ambitieux projet de stockage de produits pétroliers au Sénégal, le développement de biocarburants et l’exploration pétrolière.
  • M. Stephen DE BRIGANTI, Directeur Général de la société de la gestion de la Statue de la Liberté, avec qui il a discuté du management et de l’inauguration du Monument de la Renaissance.

Dans sa communication au Conseil, le Premier Ministre a félicité, au nom du Gouvernement, le Chef de l’Etat, à la suite du message plein de sagesse et de réalisme qu’il a délivré à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Au titre de ses activités, le Premier Ministre a fait part au Conseil de sa visite à Kaolack, sur instruction du Président de la République, pour présenter ses condoléances à la vénérable famille des Niassène, suite à la disparition de son Khalife, El hadj Ibrahima NIASSE. Auparavant, accompagné d’une forte délégation ministérielle, il a représenté le Chef de l’Etat à la Grande Mosquée de Dakar, à l’occasion de la prière de l’Aïd El Fitr.

Le Premier Ministre a aussi informé le Conseil avoir présidé la cérémonie d’ouverture des phases nationales sportives de l’Organisme National de Coordination des Activités de Vacances (ONCAV) et la cérémonie d’ouverture de la 5ème Assemblée Générale du Conseil Régional de Formation des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques d’Afrique Sub-saharienne (CREFIAF).

Au titre de ses audiences, le Premier Ministre a notamment reçu le nouveau Directeur Général du groupe TOTAL.

A la suite du Premier Ministre :

  • le Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique a fait part au Conseil du Protocole d’Accord global signé entre le Gouvernement et les Syndicats d’Enseignants qui garantit la pacification de l’espace scolaire ;
  • le Ministre de l’Enseignement Supérieur, des Universités et des CUR a informé le Conseil de la cérémonie de signature de convention qu’il a présidée, en présence des autorités chinoises, et portant sur la délocalisation au Sénégal des Instituts Conficius et la réalisation d’un grand laboratoire des langues nationales.

Reprenant la parole, le Président de la République a donné des instructions au Gouvernement pour mettre un terme aux usurpations de fonctions frappant notamment le corps enseignant universitaire. Il a ainsi appelé le corps des agrégés, dans le cadre des réseaux universitaires, à un élan éthique, pour veiller à la crédibilité et à la protection des titres universitaires.

Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

  • Mme Maïmouna Sourang NDIR, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Sénégal en France, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Sénégal dans la Principauté d’Andorre, avec résidence à Paris ;
  • M. Matar SAMBOU, Capitaine de Vaisseau, est nommé Directeur de la Protection et de la Surveillance des Pêches, en remplacement du Capitaine de Frégate Dame MBOUP, appelé à d’autres fonctions ;
  • Mme CISSE Ndèye Maïmouna Ndiaye, Docteur vétérinaire et Docteur en physiologie animale, est nommée Directeur de la Transformation Alimentaire ;
  • M. Ahmeth NASSER, Economiste, est nommé Directeur des Loisirs en remplacement de M. Moussa DIALLO ;
  • M. Mamadou BA, Inspecteur de l’Education Populaire, de la Jeunesse et des Sports, est nommé Directeur des Infrastructures Sportives.

Actualités

AccueilInfolettreContactPlan du siteMentions légalesRSSMessagerie