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Conseil Présidentiel de l’Investissement - Propos introductif de Monsieur le Premier Ministre, Abdoul Mbaye

Dakar, le 14 décembre 2012

  • Excellence, Monsieur le Président de la République,
  • Mesdames, Messieurs les Ministres,
  • Mesdames, Messieurs les Présidents d’Organisations Patronales,
  • Mesdames, Messieurs les Représentants du secteur Privé, de la société civile et des Organisations syndicales,
  • Mesdames, Messieurs les représentants des Partenaires techniques et financiers,
  • Mesdames, Messieurs,

La onzième session du Conseil Présidentiel de l’Investissement, se tient ce 14 décembre 2012, et clôture ainsi une série d’activités du Gouvernement, destinées à traduire la vision du Chef de l’Etat qui consiste à faire du Sénégal un pays émergent, où règne la justice, l’équité, l’efficacité et la transparence.

Suivant une démarche participative et inclusive, le Gouvernement a eu, dès sa constitution, à mener de nombreuses concertations avec le secteur privé, ce qui a permis de dresser un diagnostic sans complaisance, sur l’état de l’environnement des affaires et de la compétitivité de l’économie Sénégalaise.

Le rapport qui sera lu, à ma suite, par le Secrétaire Général du Gouvernement, Président du Comité de suivi des réformes, renseignera sur les principales contraintes à l’investissement dans notre pays.

Mais je puis d’ores et déjà vous dire, que notre administration doit se moderniser et gagner en efficacité. Car il n’est pas concevable, dans un monde devenu global, marqué notamment par d’importants progrès en matière de technologie de l’information et de la communication, que le Sénégal continue d’enregistrer de mauvais scores, et parfois parmi les plus mauvais du monde dans les exercices de notation internationale, pour des raisons liées à la lenteur des procédures administratives.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Le projet de société que vous avez la générosité et l’ambition de bâtir pour le Peuple sénégalais, dans toutes ses composantes, repose notamment sur une économie saine et compétitive.

C’est pourquoi, s’appuyant sur les recommandations du premier forum national sur la compétitivité de l’économie sénégalaise, l’équipe gouvernementale dont vous m’avez fait l’honneur de me confier la direction, s’organise pour relever les défis liés à la compétitivité des petites et moyennes entreprises, l’amélioration de la productivité du secteur agricole, la formation professionnelle, de même que la relance du secteur touristique.

Les réformes phares dans les domaines de la fiscalité, du foncier, de l’énergie et de l’eau, que vous avez bien voulu accélérer dès votre accession à la tête de ce pays, constituent une réponse appropriée aux défis de compétitivité qui nous interpellent.

Le projet de nouveau code général des impôts soumis à l’approbation de l’Assemblée Nationale permettra surement de rendre notre système fiscal plus favorable à la promotion des investissements et à l’amélioration du bien-être des populations, tout en renforçant son efficacité en termes de mobilisation de recettes fiscales.

De façon plus spécifique, la réforme fiscale entreprise, en concertation avec le secteur privé, a été conçue pour mieux accompagner le développement des entreprises, avec notamment la baisse significative de nombreux impôts : des droits d’enregistrement à l’impôt sur le revenu, en passant par la TVA sur le tourisme.

Quelques fois, quand on n’a pas baissé les taux, ce sont les bases d’imposition qui ont été rétrécies.

S’agissant de la réforme foncière en perspective, elle devrait permettre de satisfaire l’importante demande du secteur privé d’accès à des terres pour réaliser de grands projets, notamment dans le domaine de l’agriculture et du tourisme.

Cette réforme doit, tout en étant attractive pour l’investisseur, préserver les intérêts des populations et de la Nation. Elle permettra une sécurisation des exploitations familiales agricoles et leur modernisation, en favorisant également l’accès des producteurs au crédit.

Enfin, les réformes portant sur l’énergie et l’eau devraient améliorer l’accès à moindre coût, de ces ressources essentielles à l’entreprise et aux ménages.

L’ensemble de ces réformes seront en outre consolidées par des mesures de promotion du financement de l’économie.

Mesdames Messieurs,
Chers participants,

Le nouveau programme de réformes 2013-2015 a pour objectif de renforcer la confiance des investisseurs, et ainsi placer notre pays dans le groupe des meilleurs pays africains réformateurs, et au départ d’une croissance durable.

La réussite de notre programme nécessite la contribution de tous, car comme je n’ai cesse de le rappeler, améliorer l’environnement des affaires c’est faciliter le développement d’une économie au profit de toutes ses composantes, de toutes ses parties prenantes.

Construire la compétitivité de l’économie du Sénégal, est une œuvre commune, partagée, et de solidarité. De solidarité selon le double sens de ce mot : solidarité par le cœur, le voisinage, l’émotion, celle du sentiment national ; mais aussi solidarité par l’union, des forces et des structures.

Construire la compétitivité de l’économie du Sénégal est aussi une œuvre d’urgence.

Le Secrétaire Général du Gouvernement le répétera sans doute, la priorité doit être accordée au suivi et à la cadence des réformes. Dans un environnement de forte concurrence et où le temps est compté, nous ne pouvons plus vivre dans une économie précaire et fragile dont les piliers s’effondrent au moindre choc, alors que le vingt et unième siècle a commencé.

Nous devons muscler notre économie pour la rendre solide et attractive, et ensuite nous engager résolument sur le chemin de l’émergence en étant soucieux et pressés d’améliorer le niveau de vie des Sénégalaises et des Sénégalais.

Je dis « pressés » parce que vos proches collaborateurs savent, Monsieur le Président de la République, à quel point vous devenez impatient lorsqu’il s’agit d’alléger les souffrances de votre peuple, et de relever ses conditions de vie.

J’ai cité « la cadence ». Vos mots préférés sont « il faut accélérer le rythme ».

Mesdames et Messieurs,
Chers participants,

Le Gouvernement a besoin de l’engagement de tous les sénégalais et des partenaires extérieurs, à travers notamment un partenariat public/privé mieux organisé et plus efficace pour concrétiser la vision du Chef de l’Etat et réussir son programme économique et social.

Je vous remercie de votre attention.

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