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Congrès national du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises (CJD)

Discours d'ouverture de Monsieur Abdoul Mbaye, Premier Ministre de la République du Sénégal Dakar le 14 juin 2013

Le Premier Ministre a présidé le vendredi 14 juin l’ouverture du congrès national du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises (CJD) sur le thème : « Entreprenariat et Développement ».

Le Premier Ministre dans son discours a salué l’engagement du CJD pour la promotion du développement de l’entreprise dans notre pays et il a rappelé le rôle important des PME dans la création de richesses et d’emplois, et celui de relais et de partenariat avec les grandes entreprises. Il a mis l’accent sur le secteur de l’agriculture, ‘’le gisement le plus riche d’appel et d’insertion d’une vaillante jeunesse qui pourrait y trouver le cadre et les moyens d’une vie active, saine et utile à elle-même et à la collectivité.’’

Le CJD international qui œuvre pour la promotion et la performance de l’entreprise reçoit à Dakar des délégations de CJD venues de France, du Québec, de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, de Côte d’Ivoire pour son congrès international du 14 au 16 juin 2013.

- L’intégralité du discours prononcé à cette occasion par Monsieur le Premier Ministre

  • Monsieur le Ministre délégué chargé du Budget,
  • Monsieur le Président du CJD international,
  • Madame la Présidente du CJD Sénégal,
  • Mesdames, Messieurs les Présidents de CJD,
  • Distingués jeunes Dirigeants,
  • Honorables invités,
  • Mesdames, Messieurs,

Quand j’ai reçu la double invitation de Madame Ndeye Marième FALL, Présidente de CJD Sénégal et de Monsieur GONTRAN LEJEUNE, Président de CJD international, à prendre part à cette cérémonie et à en prononcer le discours d’ouverture, j’ai très vite marqué mon accord.

C’est parce que fondamentalement, la tenue de votre congrès national marque et couronne une période déterminée que vous avez consacrée à un investissement personnel au service du développement de l’entreprise et de votre pays, mais encore à la promotion d’un leadership de la jeunesse et de son engagement toujours plus ardent, face aux défis qui nous interpellent et qui, tous les jours, demandent de plus en plus de compétences, d’habiletés et de qualités pour les appréhender. Ils rendent également nécessaires l’audace et l’inventivité, pour leur faire face.

Ce grand moment pour vous, de faire le point de votre marche, me paraît singulièrement important en ce qu’il constitue une belle et utile occasion d’une réflexion profonde sur des sujets de grand intérêt.

Le thème : « Entreprenariat et Développement » en est une parfaite illustration. Et votre analyse de la situation ainsi que les perspectives que vous aurez à dessiner, à côté des nombreuses recherches et études en la matière, viendront confirmer le rôle central que doit jouer l’entreprise dans tout projet de recherche de mieux être, et d’accélération de la croissance.

Il est évident que, dans le contexte économique et social que nous connaissons, les entreprises, et notamment les PME, constituent les éléments de base de la politique de croissance, et jouent un rôle important dans la création de richesses et d’emplois, en même temps que de relais et de partenariat avec les grandes entreprises.

Naturellement, le contexte d’évolution des entreprises, pose de nombreux problèmes auxquels les pouvoirs publics cherchent toujours à remédier. Il en est ainsi des mesures de simplification des formalités et procédures de création d’entreprises, d’incitations fiscales, de facilités de financement, de soutien au renforcement de la compétitivité et d’appui à la formation professionnelle en vue de disposer de personnels techniques appropriés, ainsi que des problèmes d’ouverture et de débouchés pour les produits tant sur les marchés domestiques qu’à l’exportation.

Mais, la question n’est pas simplement de créer des entreprises, de la richesse. Elle est aussi, et on le perçoit aisément dans votre démarche, une prise en compte du renforcement du rôle citoyen de l’entreprise dans la lutte contre la pauvreté, et de contribuer à l’avènement d’un management engagé dans la promotion de la responsabilité sociétale des entreprises.

Mesdames, Messieurs,

Au moment où se tient votre congrès national, notre pays, le Sénégal, à l’instar de nombreux autres pays d’Afrique et du monde, souffre de l’épineuse question du chômage des jeunes. C’est pourquoi, votre réflexion sur la problématique de l’entrepreuneuriat, outil de développement, embrasse un autre sujet de vif intérêt.

Cette réflexion, menée par de jeunes dirigeants, dans le contexte singulier du chômage des jeunes évoqué, me paraît porteuse de bon augure pour identifier et indiquer des voies neuves et inédites, pour donner à notre ardente jeunesse, des raisons solides de garder espoir en des lendemains heureux.

Mais cela suppose aussi une adaptation à l’évolution du monde et des choses, une transformation des visions et un renversement de perspectives, en somme, une grande évolution, et pourquoi pas, une véritable révolution des mentalités.

Empruntant cette voie de ruptures et de remises en cause profondes, un pays comme le nôtre, avec ses importantes surfaces cultivables, de l’eau en quantité appréciable, et des marchés aujourd’hui satisfaits par l’extérieur, gagnerait singulièrement à engager et à remporter la bataille du développement agricole. Car le secteur de l’agriculture, est le gisement le plus riche d’appel et d’insertion d’une vaillante jeunesse qui pourrait y trouver le cadre et les moyens d’une vie active, saine et utile à elle-même et à la collectivité.

Dans ce sens, la création de « fermes pour les pionniers du développement  », disséminées dans tout le territoire national, et prenant en compte des règles et normes d’aménagement des terroirs de façon aussi attractive et incitative que possible, pour fixer les jeunes, devrait constituer une réponse rapide à l’urgence de l’insertion massive de cette importante frange de la population.

Elle serait concomitamment une contribution de taille à l’amélioration de notre production agricole, au renforcement de notre sécurité alimentaire, à la modernisation de notre agriculture, et au rétablissement de l’équilibre des comptes extérieurs de la nation.

Elle sera enfin un lieu d’accumulation primitive de capital pour la construction ultérieure de chaines de valeur à partir de productions primaires, et donc d’une économie d’ensemble mieux structurée, et moins dépendante de l’extérieur pour la couverture des besoins essentiels de notre peuple.

Ainsi, l’esprit d’entreprendre qui est au cœur de vos préoccupations, devrait-il, dans notre contexte, épouser les contours des opportunités que nous dictent et commandent à la fois, l’état du système économique et social, et la configuration de la nature.

En cela d’ailleurs, je rejoins le propos du Président GONTRAN LEJEUNE et que je cite : «  …nous sommes conscients que la réalité économique du CJD Sénégal trouvera ses propres réponses et que nous n’avons pas à faire des copier-coller. Seule l’identité profonde, apporte de vraies réponses. » Fin de citation.

Mesdames, Messieurs,

Sans doute, pour des dirigeants d’entreprises comme vous, l’aspect économique et financier, les notions de rentabilité et de retour sur investissement sont-ils importants.

Cependant, ce qui m’a le plus particulièrement frappé dans votre démarche, est votre formidable pari sur l’homme, sur son rôle majeur et sa place éminente dans la société que nous partageons, avec nos obligations d’attention aux autres, obligations de tolérance, de solidarité et d’exercice collégial de nos responsabilités dans la conduite d’un monde de plus en plus imbriqué, au destin commun.

Comme toujours, c’est de la jeunesse, de son enthousiasme, de son audace, de sa naturelle générosité et de sa grande capacité d’adaptation que nous vient l’exemple, alors que trop souvent nous retenons l’expérience, et même parfois le grand âge et les cheveux blancs comme indispensables pour bien diriger.

Et peut être même qu’avant d’entreprendre, et au sortir de vos cycles de formation, pourriez-vous retenir de donner quelques mois d’activité à votre communauté, à votre nation, à votre peuple, dans une préoccupation d’apporter à d’autres, dans une campagne éloignée, dans un faubourg excentré, un peu de votre connaissance acquise.

Pour les aider à résoudre des petits problèmes par des solutions qui apportent sourire et léger mieux être.

Soyez donc demandeur d’un service civique, pour servir les autres certes, mais aussi pour mieux vous préparer à la connaissance de l’autre, et donc de l’entreprise, et au leadership !

Monsieur le Président de CJD international, Mesdames et Messieurs les Présidents de CJD de France, du Québec, de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, de Côte d’Ivoire, en venant à la rencontre de Mme Ndeye Marième FALL de CJD Sénégal et de ses membres, vous donnez par vos organisations, par vos retrouvailles d’aujourd’hui, une belle leçon d’amitié, de collaboration et de partenariat qu’il me plaît de saluer et d’encourager vivement.

Et j’ai donc, Mesdames, Messieurs, le grand plaisir de vous dire combien, nous mesurons, à leur aune d’amitié et de fraternité, les pas que avez faits pour venir à nous, partager ces grands moments de convivialité, de réflexion sur des questions importantes de l’heure, de partage d’expériences, de mobilisation et d’engagement solidaire pour influer grandement et positivement sur notre commun devenir.

En vous souhaitant un agréable séjour en terre africaine du Sénégal, et en formant les vœux les meilleurs de succès pour vos travaux, je déclare ouvert, le congrès national du CJD Sénégal édition 2013.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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