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Cérémonie d’ouverture de l’atelier d’ installation de la commission nationale de gouvernance du MAEP/SENEGAL

Discours de son Excellence Monsieur le Premier Ministre du Sénégal MAHAMMED BOUN ABDALLAH DIONNE

  • Monsieur le Ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance,
  • Mesdames et Messieurs les Ministres,
  • Madame la Représentante Résidente du PNUD,
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires techniques et financiers du MAEP,
  • Excellences, Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,
  • Honorables parlementaires,
  • Distingués membres de la commission nationale de Gouvernance,
  • Honorables invités,
  • Chers Participants,

C’est à la fois, un sentiment d’espoir et de fierté qui m’habite à l’occasion de cette cérémonie d’ouverture de l’atelier d’installation de la Commission nationale de Gouvernance. De l’espoir, parce que la marche de l’Afrique, notre continent, vers une amélioration continue des systèmes de gouvernance, malgré les difficultés et les manquements me semble irréversible.

L’acte que nous posons ce matin en constitue, parmi d’autres, une bonne illustration. De la fierté, parce que le Sénégal, a pris date avec l’histoire, depuis longtemps, pour une option résolue d’inscrire sa trajectoire dans le sillage de la démocratie et de la bonne gouvernance.

C’est donc avec plaisir que je préside ce matin, cet important évènement qui, à terme, j’en suis persuadé, va permettre à notre pays, de faire encore un saut qualitatif dans l’instauration de la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques et privées. C’est dire toute l’importance et la portée pour l’avenir de la gouvernance dans notre pays et en Afrique.

En effet, la commission nationale de gouvernance que nous allons installer aujourd’hui, est chargée de coordonner et de superviser le processus d’auto-évaluation du Sénégal en matière de Gouvernance. Cette auto-évaluation est instituée par le Mécanisme africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP), créé depuis 2003, par l’Union africaine, dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique, communément appelé « NEPAD ».

Le MAEP est ainsi compris comme un cadre global servant à mesurer les performances réalisées par les pays africains dans la voie de la bonne gouvernance. Assurément, il s’agit d’un processus novateur, un nouveau contrat social entre les gouvernements africains et leurs citoyens, qui n’est soumis à aucune conditionnalité et qui encourage les dirigeants à discuter et à partager ouvertement des déficiences et des limites de leur système de gouvernance avec leurs pairs africains.

L’on peut être tenté d’affirmer que c’est une démarche révolutionnaire, dans la mesure où, elle transcende le fameux principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays, longtemps défendu avec fermeté, par les Etats membres de la défunte Organisation de l’Union Africaine (OUA).

Le MAEP se veut, ainsi, un processus d’apprentissage des meilleures expériences africaines, permettant la promotion de réformes courageuses et nécessaires, pour améliorer les conditions de vie des populations, sur la base de l’examen critique de la gouvernance des pays membres.

Mesdames et Messieurs,

Le Président de la République Son Excellence, Macky Sall, dès son accession à la magistrature suprême, a placé son magistère sous le signe d’une gouvernance sobre et vertueuse. La bonne gouvernance est ainsi l’un des piliers phares du « Plan Sénégal Emergent », élaboré et adopté sous son leadership, comme document de référence de toutes les politiques publiques nationales, sectorielles et territoriales.

En effet, il demeure convaincu que pour atteindre l’émergence économique, il importe de promouvoir une gouvernance qui met l’accent, non seulement, sur les critères d’opérationnalité, d’efficacité et d’efficience des modes de gestion économique, mais qui intègre également la prise en compte des dimensions politiques et sociales de la problématique.

Le dépassement de la conception étroite de la gouvernance, prend ainsi en compte d’autres valeurs et débouche sur une éthique de gestion de l’Etat et de ses ressources, reposant sur des principes et des normes universels, avec des exigences en matière de concertation, de participation citoyenne, de transparence, de redevabilité et de primauté du droit.

Engagé de manière ferme dans cette dynamique, le Président de la République a ainsi pris plusieurs initiatives allant dans ce sens. Il s’agit, entre autres, de l’élaboration du PSE, premier acte de gouvernance, de la création d’un département chargé de la promotion de la bonne gouvernance, de l’adoption du code de transparence, de la création de l’Office national de lutte contre la corruption et la fraude (OFNAC) et de l’adoption de la loi sur la déclaration de patrimoine.

C’est donc en toute logique que le Président de la République s’engage à soumettre son pays à l’exercice d’auto-évaluation, à l’instar des pionniers que sont le Ghana, le Kenya et l’Afrique du Sud. D’autres pays francophones de la zone UEMOA, tels que le Mali, le Burkina Faso et le Bénin ont été déjà évalués par leurs Pairs. Bien entendu, le Sénégal qui jouit d’une bonne image en matière de démocratie au plan africain voire mondial, ne saurait être en reste, alors qu’il fait partie des seize (16) premiers pays ayant adhéré au MAEP.

C’est pourquoi, le Président de la République, SE Macky Sall, a décidé de lancer le processus d’auto-évaluation du Sénégal en matière de gouvernance, conformément aux directives du MAEP, sous la houlette du Ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance que je félicite au passage pour la bonne prise en main du processus.

Mesdames et Messieurs les membres de la Commission nationale de Gouvernance,

La commission est composée de représentants de l’Etat, de la société civile et du secteur privé. Elle comprend également des représentants des jeunes, des femmes, des syndicats, de la presse et des familles religieuses, bref, de tous les acteurs de la vie économique et sociale, au cœur des systèmes de gouvernance

Je voudrais vous féliciter pour le choix qui a été porté sur vous. Ce choix n’est pas gratuit. Vous êtes, en effet, des sénégalaises et des sénégalais, connus pour votre sens des responsabilités et pour les valeurs positives que vous incarnez en faveur de la promotion de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit. Vous êtes donc en mesure de superviser cet exercice d’auto-évaluation en matière de gouvernance dont les enjeux sont importants pour notre pays.

En effet, l’évaluation de la gouvernance par les pairs renforce, non seulement, la crédibilité de notre pays à la face de la communauté internationale, mais en plus elle devra, par les résultats satisfaisants qui pourraient en découler, rendre la destination Sénégal encore plus attrayante pour les investisseurs étrangers.

En outre, l’évaluation permettra au Gouvernement, à travers un programme d’actions, d’améliorer ses performances dans les quatre thématiques de l’évaluation, notamment « la Démocratie et la bonne gouvernance politique, la Gouvernance et la gestion économique, la Gouvernance d’entreprise et le Développement socioéconomique ».

Mesdames et Messieurs les membres de la Commission,

Je voudrais également vous rassurer que vous avez la confiance du Gouvernement. En toute responsabilité, il vous appartient de conduire ce processus, en toute indépendance.

Au nom du Président de la République, je veillerai en à ce qu’il se déroule dans les meilleures conditions, conformément à l’esprit du MAEP. Nous apprécierons à leur juste valeur les conclusions du rapport national d’auto-évaluation qui seront, comme vous le savez, provisoires. En effet, une équipe d’éminents experts africains viendra, par la suite dans notre pays, pour continuer le processus d’évaluation, en faisant des enquêtes complémentaires auprès des populations, en vue d’enrichir le rapport, de confirmer ou d’infirmer certaines conclusions sur la base de preuves documentées.

Mesdames et Messieurs,

Vous me permettrez avant de conclure, de remercier les partenaires techniques et financiers du MAEP qui sont à nos côtés. Il s’agit notamment du PNUD, de la BAD et de la CEA. Je leur lance un appel, en leur demandant d’apporter leur soutien au processus d’auto-évaluation, afin que le Sénégal s’en sorte avec un rapport de qualité, qui traduit de façon objective, la situation de la gouvernance dans notre pays.

En souhaitant plein succès à votre atelier, je déclare installée la Commission nationale de Gouvernance.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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