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Atelier de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (Comnat/Alpc) - Allocution de Madame aminata Touré, Premier Ministre

Dakar, le 18 février 2013

Mesdames,
Messieurs,
Honorables invités,
Chers participants,

C’est avec beaucoup de plaisir et une légitime fierté que je me retrouve parmi vous ce matin d’abord pour procéder à l’inauguration du siège de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre (COMNAT/ALPC), pour ensuite présider l’atelier intitulé « Agir pour la sécurité au Sénégal : quid de la lutte contre la prolifération des ALPC ».

L’inauguration des locaux de la COMNAT suivie de la présidence de ce séminaire me donnent l’heureuse opportunité de rappeler, au nom de son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, l’importance que notre pays attache à la paix et à la sécurité, et en conséquence à l’éradication de la prolifération et de la circulation illicite des ALPC.

Et comme vous venez de le démontrer fort brillamment, ces armes classiques ont un impact négatif indéniable et incommensurable aux plans humanitaire, social, économique, voire politique sur les nations, l’ex secrétaire général des Nations unies, Mr Kofi ANNAN n’avait pas hésité à les assimiler à des « armes de destruction massive ».

Elles prolongent les conflits et les exacerbent, nuisent au respect du droit international humanitaire, menacent la stabilité de certains gouvernements, profitent au terrorisme et à la criminalité.

Tout près de chez nous, la disponibilité et l’abondance de ces armes dans le Sahel a failli aboutir au contrôle d’un Etat démocratique et stable par des terroristes puissamment armés. Elles ont favorisé des violences inadmissibles sur les femmes et provoqué des traumatismes difficiles à effacer. Il faut reconnaitre qu’elles mettent en danger les politiques socio-économiques et les efforts de développement de nos Etats et le tribut est réellement trop lourd à payer.

Il est donc impérieux de s’intéresser encore plus et mieux à cette problématique qui va bien au-delà de la question de la sécurité stricto sensu, mais qui doit également être prise comme une question de droits de l’homme et de développement.

Le gouvernement du Sénégal à travers sa politique définie par le chef de l’Etat prend très au sérieux sa responsabilité d’assurer la sécurité de nos citoyens, en ayant une politique cohérente de sécurité qui se décline bien entendu au travers plusieurs institutions et mécanismes, et la Commission nationale fait partie de cette architecture sénégalaise pour la paix et la sécurité.

C’est donc conscient de l’urgence de prévenir, combattre et éradiquer la fabrication et le trafic illicites des armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions, que le Sénégal s’est associé très tôt à la vaste offensive lancée par la communauté internationale, les organisations sous régionales mais aussi les organisations de la société civile.

Dans ce vaste Programme d’action, je citerais celui des Nations unies pour combattre, éradiquer le commerce illicite des armes légères et de petit calibre (UNPOA), et cette année encore nous serons au sein de la communauté internationale à New York, pour la réunion de suivi de sa mise en œuvre.

Aussi, le Sénégal s’est largement investi dans le processus d’adoption du Traité sur le Commerce des Armes qui régule le commerce licite des armes et lutte contre leurs trafics illégitimes.

Je me réjouis du rôle important que les institutions gouvernementales concernées, de concert avec la société civile sénégalaise ont joué dans le processus ayant conduit à l’adoption de ce Traité, avec le lancement, à Dakar en 2003, de la campagne mondiale « contrôlons les armes ».

Notre pays a été également l’un des premiers Etats à le signer lors de la cérémonie organisée par le secrétaire général des Nations Unies à New York le 03 juin 2013. Le chef de l’Etat vient d’ailleurs d’être autorisé à le ratifier, ce qui permettra à notre pays de continuer à mériter son titre de « pays champion » du TCA.

Au niveau de la sous-région ouest africaine, nous avons également joué un rôle de premier plan dans l’élaboration par la CEDEAO de normes pour mieux contrôler ces armes légères et de petit calibre, normes parmi lesquelles la Convention sur les Armes Légères et de Petit Calibre, leurs munitions et autres matériels connexes.

Au plan national, le Sénégal a pris des initiatives importantes pour répondre de manière inclusive et globale aux problèmes posés par la prolifération et la circulation illicite des ALPC ; nous avons toujours accompagné la société civile, pionnière dans la prise en charge de la problématique des ALPC sur toute l’étendue du territoire national.

Tout cela a amené notre pays sur le plan institutionnel, à créer, le 20 octobre 2000, une Commission Nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre pour mieux sécuriser et protéger les populations.

La COMNAT a donc pour mission d’assister les autorités nationales compétentes dans la conception et la mise en œuvre d’une politique nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. Je sais que conformément à la Convention de la CEDEAO et sous la présidence du Ministre des Forces armées, elle œuvre activement à mettre en œuvre un plan d’action national sur les ALPC.

L’Etat a mis à sa disposition un siège que je viens d’inaugurer et contribue à son fonctionnement en fournissant des moyens matériels, financiers et humains. Nous sommes également soutenus par la CEDEAO et c’est le lieu de saluer les immenses efforts consentis par cette organisation.

Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les autres bailleurs de fond à suivre cette voie ouverte par la CEDEAO afin de soutenir les efforts de notre pays pour demeurer un espace de paix et de sécurité.

Mesdames,
Messieurs,
Chers séminaristes,

Dans un contexte régional avec des menaces et défis multiformes à la sécurité, avec en particulier ceux liés à la violence armée, la pertinence du thème choisi n’est plus à démontrer.

Je demeure convaincue que la stature des orateurs et la qualité des invités permettront encore mieux de comprendre la problématique posée et surtout, d’explorer les réponses afin de toujours mieux les adapter à nos réalités sénégalaises.

La paix et la sécurité sont des facteurs garants du développement et le gouvernement que je dirige attache un grand intérêt aux recommandations qui sortiront de votre atelier car j’en suis sûre, elles contribueront à toujours garantir la sécurité et le bien-être de nos populations, mais aussi la stabilité et le développement durable du Sénégal. 7

Je voudrais avant de terminer, remercier l’ensemble des partenaires ici présents et plus particulièrement les ambassadeurs des pays de la CEDEAO, les membres du gouvernement, les représentants des institutions internationales, régionales et sous régionales, les attachés de défense des pays amis, et tous les responsables des forces de défense et de sécurité pour avoir répondu à notre invitation malgré leur emploi du temps très chargé.

Qu’il me soit permis également de féliciter l’ensemble des orateurs pour la pertinence et la richesse de leurs interventions.

En souhaitant un franc succès à vos travaux, je déclare ouvert le séminaire sur le thème « Agir pour la sécurité au Sénégal : quid de la lutte contre la prolifération des ALPC) », organisé par la COMNAT Sénégal.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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