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3ème Forum International sur la Finance Islamique de l’Afrique de l’Ouest - Mot de bienvenue de son Excellence Abdoul Mbaye, Premier Ministre

Dakar – 04 mars 2013

Messieurs les Ministres,
Monsieur le Représentant du Président de l’Assemblée Nationale,
Mesdames, Messieurs les Députés,
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et représentants de pays amis,
Chères autorités religieuses et coutumières,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Partenaires techniques et financiers,
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux d’établissements d’établissement de crédit,
Mesdames et Messieurs les représentants de l’Administration publique,
Monsieur le président de l’institut Africain de la finance Islamique,
Mesdames, Messieurs les Représentants du secteur Privé national et international,
Chers participants,
Mesdames, Messieurs

Rendons grâce à Dieu, de nous avoir permis de répondre à l’invitation de l’Institut Africain de la Finance Islamique à la 3ème édition de ce Forum dont le thème s’intitule « La Finance Islamique au service de l’agriculture, des infrastructures et de la micro finance  ».

Je poursuivrai en adressant mes vives félicitations à Monsieur Mouhamadou Lamine MBACKE, à ses collaborateurs, ainsi qu’aux partenaires qui ont su relever le défi de l’organisation de cet important événement.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord, au nom du Chef de l’Etat, Son Excellence le Président Macky SALL, de souhaiter à tous, la bienvenue à cette importante rencontre.

Je voudrais ensuite réitérer, comme à l’occasion de ma Déclaration de Politique Générale, le 12 septembre 2013, mon attachement à la promotion de la Finance Islamique, la seule industrie financière qui a su résister à la crise des années récentes.

La finance islamique apparaît donc déjà comme une voie incontournable à emprunter pour accéder à un développement durable, en faisant l’économie de crises financières récurrentes et dévastatrices d’efforts accumulés.

Ainsi, le Gouvernement de la République du Sénégal compte s’y appuyer pour réaliser son programme économique et social, en complément au financement classique, qui reste l’habitude et la norme.
Une telle démarche permettra d’atténuer l’insuffisance d’offre de financement destinée aux producteurs ruraux, aux secteurs sociaux de base, au refinancement des institutions bancaires ainsi qu’aux besoins d’investissement de nos Petites et Moyennes Entreprises, sans exclure le financement de grands projets d’infrastructures.

C’est pourquoi, nous avons tenu à pérenniser le cadre de réflexion institué au Sénégal depuis 2007, en vue de favoriser l’émergence d’une industrie financière islamique dans un environnement légal et réglementaire approprié. A cet égard, je puis vous assurer que les recommandations issues du Forum international sur la Finance islamique qui s’est tenu à Dakar les 11 et 12 janvier 2010 sont en cours d’exécution par le gouvernement.

Les secteurs-cibles de cette 3ème édition, à savoir les Infrastructures, l’Agriculture et les secteurs sociaux, cadrent parfaitement avec la vision du Président Macky SALL qui ambitionne de faire de l’agriculture le moteur de la croissance, d’assurer la sécurité alimentaire au Sénégal, et de promouvoir l’accès de tous les citoyens à des services sociaux de base de qualité.

Cet ambitieux programme économique et social laisse entrevoir d’énormes possibilités d’investissement dans des domaines aussi variés que le développement des grandes fermes agricoles modernes, l’agro-industrie, l’équipement rural et les pistes de production, la promotion d’activités génératrice de revenus pour les femmes et les jeunes, l’éducation et la santé. Sans que cette énumération ne soit exhaustive.

En particulier, la finance islamique est, à n’en point douter, la solution au développement de la micro finance aujourd’hui bridée par des taux d’intérêt trop élevés, et dont le Président Macky SALL dit qu’elle appauvrit l’emprunteur alors qu’elle doit être l’un des vecteurs essentiels de la lutte contre la pauvreté.

Aussi convient-il de saluer l’initiative de PAMECAS qui aujourd’hui montre la voie. Le cadre législatif, fiscal et réglementaire doit suivre, quand bien même les réformes à engager doivent être conçues dans un cadre communautaire regroupant les huit pays membres de l’UEMOA, ce qui n’est pas sans créer une relative inertie et également quelque impatience comme celle à l’instant exprimée par le Directeur Général de PAMECAS

Mesdames et Messieurs,
Chers invités,

La finance islamique a connu une croissance mondiale soutenue au cours de ces dix dernières années pour atteindre un volume de plus de 1000 milliards de dollars en 2012. Elle conquiert également de nouveaux espaces géographiques où l’on découvre qu’elle n’est pas un accessoire de religion, mais un mécanisme porteur de Vérité, et rejetant l’usure et la spéculation pure et malfaisante à la fois pour l’homme et pour l’économie. Il n’est en effet ni acceptable, ni réaliste, ni viable dans la durée, que l’intermédiation et la transaction s’approprient tous les gains aux dépends de l’économie réelle, c’est à dire du producteur.

Les grandes places financières du monde donnent de plus en plus à la finance islamique l’intérêt qu’elle mérite, et Londres est entrain de devenir la capitale de la Finance islamique en Europe, tandis que l’Écosse a fait des progrès remarquables en matière de réglementation, que la France, la Belgique et bien d’autres pays ne sont pas en reste.

En Afrique de l’Ouest, nos institutions communautaires comme l’UEMOA et la CEDEAO commencent à s’intéresser aux différents mécanismes de la finance islamique pour la réalisation d’importants programmes de développement. En outre, la création de banques islamiques dans la sous-région témoigne de l’attractivité des produits financiers offerts et de l’appropriation progressive de la Finance Islamique par les populations.

Mais force est de reconnaitre qu’en Afrique, comme souvent malheureusement, nous prenons du retard. Et c’est de nouveau le lieu de féliciter Mouhamadou Lamine MBACKE pour son engagement et son inlassable combat en faveur de la promotion de la finance islamique dans cette partie du monde qui en a grand besoin.

Mesdames et Messieurs,

Je souhaite que cette 3ème édition soit placée sous le sceau du pragmatisme, une rencontre au cours de laquelle des réponses concrètes seront apportées aux attentes du gouvernement. C’est pourquoi, j’ai instruit les différents départements ministériels concernés (Agriculture et Équipement rural, Infrastructures, Femme et entreprenariat féminin) de présenter à ce forum, les projets et programmes inscrits dans leurs agendas.

L’espoir est permis, grâce au fécondant apport de la Finance Islamique, de combler les énormes déficits en infrastructure socio-économiques qui plombent les efforts vers l’émergence de nos nations.

La pertinence des thèmes inscrits aux travaux des panels, de même que la qualité des intervenants me rassurent sur l’issue des travaux qui vont se tenir pendant deux jours à Dakar.

Le gouvernement attend avec impatience les recommandations de ce Forum, mais surtout des manifestations d’intérêt de la part des investisseurs venus de pays amis et frères.

A ces derniers, je dis : « bon séjour au Sénégal, vous êtes chez vous ».

Je déclare ouvert le Forum International sur la Finance Islamique de l’Afrique de l’Ouest en sa troisième édition.

Et vous remercie de votre aimable attention.

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