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16e session des Assises économiques du MEDS sur le thème : « LA NOUVELLE ECONOMIE » - Discours de Monsieur le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah DIONNE

Mardi 06 septembre 2016, au King Fahd Palace

Mesdames, Messieurs les Ministres,
Honorables Députés,
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil Economique Social et Environnementale,
Monsieur le Président du MEDS,
Mesdames, Messieurs les Présidents des Organisations Professionnelles et Patronales,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Institutions Internationales,
Chers amis membres du MEDS,
Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je préside, ce matin, la 16e session des Assises économiques du MEDS, Edition 2016, placée sur la thématique : « Nouvelle Economie : quelles mutations structurelles pour le Sénégal ? ».

Permettez-moi tout d’abord, de féliciter le Président du MEDS, mon ami et frère Monsieur Mbagnick DIOP et toute son équipe, pour l’attention toute particulière et les efforts constants consacrés pour la bonne marche du partenariat public-privé. L’invite qui m’a été adressée pour participer à ces Assises en est une autre preuve avérée.

A travers le MEDS, je salue tous les acteurs du secteur privé national, les opérateurs économiques, chefs d’entreprises, banquiers, assureurs, qui œuvrent au quotidien, pour une économie plus prospère, générant de la richesse et des emplois pour les sénégalais.

Je voudrais aussi me réjouir du thème qui a été choisi et vous réaffirme que le Président de la République, Son Excellence, Macky SALL, demeure convaincu que les Technologies de l’Information et de la Communication (TICs), constituent une opportunité pour moderniser l’économie sénégalaise et accélérer sa marche vers l’émergence.

C’est ce qui justifie la place centrale qu’occupe l’économie numérique dans le Plan Sénégal Emergent (PSE).

Le concept de « Nouvelle Economie » est apparu vers la fin des années 1990 aux États-Unis pour désigner la hausse de la croissance

générée par l’usage des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC).

D’ailleurs, plusieurs études ont montré que l’essor du numérique dans les pays développés de l’OCDE et les pays émergents (les pays du BRICS) a été déterminant dans l’accroissement de leur productivité, l’amélioration de leur compétitivité et la croissance de leur Produit Intérieur Brut (PIB). En faisant le lien avec ce qui se passe dans le monde, on peut dire que le développement du continent africain et celui du Sénégal, en particulier, ne peuvent pas être dissociés de la nouvelle économie.

En effet l’exploitation de la nouvelle économie est un immense potentiel au service du développement économique et social pour nos pays. En termes de perspectives en 2025 pour le continent, c’est 300 milliards de dollars de contribution d’internet au PIB et 300 milliards de dollars de gains de productivité dans les secteurs clés grâce à l’utilisation du numérique.

Au Sénégal, le secteur du numérique fait partie des plus grands contributeurs de l’économie. En 2015, la contribution de ce secteur, principalement dominé par les « Postes et télécommunications », est évaluée à 566,9 milliards de francs CFA sur un PIB national de l’ordre de 8149,0 milliards de francs CFA, soit 6,96% avec plus de 19 000 emplois directs créés dans l’économie formelle (source : calculs effectués à partir des comptes nationaux, MEF).

Selon l’Indice de développement des TIC (IDI) publié par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) en 2015 le Sénégal se situe à la 11éme place au niveau continental, derrière l’Ile Maurice, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Cap-Vert et le Kenya.

Nous avons l’ambition de figurer parmi les cinq premiers majors en Afrique en matière de TICs, d’ici 2025. Pour ce faire, il n y a d’autre choix que celui de soutenir le développement de l’économie numérique, qui continue sa révolution. En effet, l’Internet est devenu aujourd’hui, la plateforme de convergence de l’informatique, de l’électronique et des télécommunications. Il est un moyen privilégié de communication qui efface les barrières géographiques, et permet aux ménages, aux administrations, aux acteurs du secteur

informel et aux Chefs d’entreprises de s’intégrer dans des réseaux d’affaires à l’échelle locale, nationale et internationale de manière quasi instantanée. L’économie numérique, c’est aujourd’hui, des gains de productivité et compétitivité, un potentiel accru de création d’emplois et de services à valeur ajoutée.

L’économie numérique, c’est aussi un catalyseur pour tous les autres secteurs de production de biens de services. Elle renforce l’efficience des processus et favorise la participation à des réseaux économiques de plus en plus vastes, ouvrant des perspectives accrues d’emplois et de revenus aux individus et aux entreprises.

La diffusion de nouvelles possibilités de communication et de digitalisation entraine également des changements importants au niveau de l’organisation des entreprises, des administrations publiques et des ménages. La nouvelle économie est donc porteuse de mutations structurelles qui méritent d’être analysées et disséquées pour en appréhender les tendances lourdes. C’est à cela que nous invitent les Assises annuelles du MEDS.

Mesdames et Messieurs ;

Ces analyses nous seront fort utiles car le Sénégal compte figurer parmi les pays qui se distinguent par leur dynamisme et leur engagement dans la révolution numérique. C’est ainsi que des réformes et investissements publics ont été engagés avec, notamment :

-  le renforcement des infrastructures pour offrir un meilleur accès aux services des télécommunications mobile, fixe et internet à très haut débit, en s’appuyant sur des technologies récentes pour garantir aux citoyens, aux entreprises et à l’Etat, un accès à une large bande efficace, abordable et sécurisé en tout point du territoire national.

-  l’aménagement d’un ambitieux Parc de Technologie Numérique à Diamniadio, pour promouvoir une branche nationale d’industries numériques dans cette zone, en particulier, pour résorber les besoins en accompagnement des jeunes entreprisses ou porteurs de projets innovants ;

-  l’automatisation et la dématérialisation des procédures administratives afin d’assurer une prestation de services publics plus efficients et efficaces.

D’autres mesures seront exécutées dans le cadre de la stratégie « Sénégal Numérique 2016-2025 », pour améliorer davantage l’environnement des affaires dans le secteur numérique, d’une part, et renforcer les PME et les startups afin d’impulser la transformation numérique de l’économie sénégalaise, en particulier, dans les filières socio-économiques à fort potentiel de croissance, où l’usage du numérique reste encore très timide.

C’est le cas dans les secteurs de : l’Agriculture, l’Elevage, la Pêche, l’Industrie et le Commerce électronique.

Je tiens à saluer les initiatives récentes qui ont permis l’émergence de Centre Numérique des Services, de centres d’appels, de plateformes de transactions commerciales et de paiement électronique, de plateformes de simplification et d’automatisation des procédures administratives, le développement de l’enseignement à distance avec l’Université virtuelle et de la télémedecine.

Autant d’actions qui structurent un écosystème très dynamique porteur d’innovation et de créativité dont les entreprises et la société ont besoin pour progresser.

Le renforcement de cet écosystème est indispensable pour l’accélération de la transformation structurelle de notre économie.

Pour tirer pleinement profit de la nouvelle économie et en faire un puissant levier de développement économique, le Gouvernement compte beaucoup s’appuyer sur les compétences et les talents de son secteur privé local.

Mesdames et Messieurs ;

Cette 16ième session des Assises du MEDS est l’occasion de faire un bilan diagnostic de ces mutations structurelles et d’identifier les défis qui se posent pour les prochaines années. Il s’agit :

  1. de la digitalisation de l’économie ;
  2. de la transformation de la promesse technologique en progrès économique et social pour réduire davantage la pauvreté et les inégalités ;
  3. de la réduction de la fracture numérique, pour faire profiter aux citoyens sénégalais, vivant en zones urbaines et rurales, les énormes possibilités offertes par les nouvelles technologies numériques ;
  4. Les défis de mise en place d’un cadre législatif et réglementaire propice pour le développement de l’économie numérique ;
  5. Et enfin, les défis d’accompagnement des entreprises évoluant dans le secteur des TICs, pour qu’elles soient plus efficaces et plus innovantes ;

A cet égard, je ne peux pas terminer sans parler de la récente création du FOGACIM (Fonds de Garantie du Cercle des Investisseurs), sous l’impulsion du MEDS, qui enrichit le répertoire d’instruments au service du financement de l’économie.

Je tiens, encore une fois, Monsieur le Président du MEDS, à vous féliciter pour cette généreuse idée transformée en un dispositif de choix. J’ose espérer que les représentants des Banques qui nous écoutent vont mettre à profit ce mécanisme innovant pour accroître les crédits au profit des entreprises.

Enfin, je puis vous assurer que le Gouvernement continuera d’appuyer toute cette dynamique fondée sur des motivations positives et suggère au MEDS dans sa démarche d’accompagnement de contribuer à forger des outils adaptés.

Nous attendons, avec impatience, les résultats de vos travaux auxquels le Gouvernement prêtera la plus grande attention. En souhaitant pleins succès à vos travaux, je déclare ouverte la 16e session des Assises économiques du MEDS et vous remercie de votre aimable attention.

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